Hier c’était la faute au Covid-19: Et aujourd’hui?

 Hier c’était la faute au Covid-19: Et aujourd’hui?

Après la pandémie du Covid-19 qui a affecté l’économie mondiale, c’est maintenant la guerre entre l’Ukraine et la Russie qui serait maintenant la cause des contre-performances économiques éventuelles. Le mobile est bien trouvé par certains dirigeants africains pour cacher leur défaillance dans la gestion de la chose publique.

Le monde a été frappé par la pandémie de Covid-19  La crise a entraîné une forte réduction des échanges commerciaux et de fortes variations des taux de change, mais une réduction limitée des déficits et excédents des transactions courantes à l’échelle mondiale. Les « spécialistes » de l’Afrique avaient prédit une hécatombe tout autant qu’un effondrement de l’économie du continent. Mais la catastrophe annoncée n’a pas été le cas. Pour preuve, l’Institution de Bretton Woods a confirmé la bonne santé de l’économie de plusieurs pays au terme de ses missions d’évaluation des performances. Mais depuis que cette pandémie commence par être conjuguée au passé, un nouveau prétexte est tout trouvé.  Il s’agit de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Ils (Les Experts) ont prophétisé cette fois encore la famine et ses cortèges de malheur sans tirer les leçons de leur fourvoiement en ce qui concerne la pandémie.

Qu’importe, cet afropessimisme fait l’affaire de bien des gouvernements. Les prix des denrées de première nécessité augmentent de façon exponentielle? Hier c’était la faute au Covid-19 et aujourd’hui, c’est à cause de la guerre. Il est vrai que le blé est touché, mais on invoque la même guerre pour expliquer la hausse des prix du maïs, du manioc, du haricot et des autres produits pourtant venant des fermes locales. Et pourtant, les consommateurs qui subissent l’inflation savent bien que celle-ci a commencé bien avant la guerre et même bien avant la pandémie.

Changer d’argument

Bien vrai que votre journal avait déjà prédit qu’en 2022, les prévisions ne sont pas si optimistes. Car les ingrédients d’une augmentation drastique des prix des produits de première nécessité sont déjà réunis en 2021. Mais comme le dit un adage « Prévenir vaut mieux que guérir ». Malgré les annonces, bon nombre de dirigeants africains n’ont pas su anticiper pour endiguer la hausse des prix. Il est alors important d’envisager des solutions innovantes. Si le tâtonnement continue, les prix des denrées alimentaires vont atteindre des hausses-record. Cela d’autant plus que c’est maintenant que les commerçants reconstituent leurs stocks qui seront revendus plus tard à des prix prohibitifs.

Damien TOLOMISSI

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