Véronique Tognifodé : « Il est temps qu’on change la donne »

 Véronique Tognifodé : « Il est temps qu’on change la donne »

Aujourd’hui, bon nombre d’étudiantes font face au fléau du harcèlement sexuel dans les différentes universités du Bénin. Pour la plupart du temps, cette situation met les victimes dans des conditions inconfortables et porte atteinte à leur formation. Ce mal fait réagir les autorités à divers niveaux notamment la Ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé.

« Tout enseignant qui désormais va se livrer à de tels actes se verra face à la justice » a affirmé la Ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé lors d’une séance d’échanges avec des étudiantes sur la thématique du harcèlement sexuel en milieu universitaire. Ce phénomène qui selon l’autorité est né il y’a très longtemps et prend une ampleur inquiétante. Et pour cause, les auteurs de cet acte ignoble ne sont presque jamais inquiétés dans leurs manœuvres. « Les lois existent en République du Bénin sur le sujet. Il est temps qu’on change la donne et que ces derniers soient punis» a-t-elle fermement souligné avant d’ajouter que « lorsque les reformes actuelles mises place par le gouvernement pour éradiquer le phénomène seront à leur finalisation et auront abouti, le changement se fera constater ».

A l’en croire, le dialogue parent enfant constitue une arme dans cette lutte qui concerne aussi bien les victimes, les autorités à divers niveaux mais surtout les aux proches de la victime. Pour ce fait, des feuillets sont distribués aux familles pour qu’effectivement selon la ministre, les questions de sexualité soient traitées dans les familles de base.

Comment dénoncer cette pratique ?

Existant sur plusieurs formes, le harcèlement sexuel dans un milieu censé être un lieu d’échanges et d’acquisition du savoir doit être dénoncé. Véronique Tognifodé avec l’implication de son département ministériel indique que plusieurs moyens permettent aux étudiantes victimes de cette pratique immorale de dénoncer. « Il existe un cadre juridique qui permet de dénoncer le harcèlement sexuel en milieu universitaire. Il y’a des assistances sociales également qui sont au sein des universités et un numéro vert ’138’est aussi disponible » fit-elle savoir.

 Le corps de la jeune fille étant précieux, il mérite d’être respecté et dignifié, d’où la campagne initiée par la ministre et ayant pour dénomination ‘’AGBAZA TCHE NOU SI SI WE ‘’.  Désormais conclut-elle « La dénonciation doit donc se faire sans crainte ».

Firmin KASSAGA

11 vues

Articles similaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *