Trente heures de cours par semaine : La tranche d’heure qui fâche les aspirants

 Trente heures de cours par semaine : La tranche d’heure qui fâche les aspirants

ecole

A l’orée de la rentrée des classes, le ton monte déjà dans le rang des aspirants au niveau de l’enseignement secondaire. La goutte d’eau qui fait déborder le vase est l’exigence de 30 heures de cours par semaines imposées aux aspirants. Ils menacent déjà au boycott de la rentrée.

P.A.

Ils sont fâchés, et même très mécontents de la décision prise par les autorités du secteur de l’éducation. Eux, ce sont les enseignants pré-insérés (aspirants) au niveau du secondaire. Ils dénoncent les 30 heures de cours par semaine (28h de cours + 02h d’AP quel que soit le niveau d’étude) à eux imposées par leurs supérieurs alors qu’ils avaient l’habitude de faire 20 heures de cours par semaine. Une décision qui selon eux est non seulement suicidaire mais les rendra inefficaces dans les prestations pédagogiques. De même, cette décision fera également perdre de l’emploi à des milliers de jeunes sur l’étendue du territoire national. Une chose qui à les en croire est contraire à la vision du Chef de l’Etat béninois pour la jeunesse béninoise. Ces aspirants qui représentent près de 70% du personnel enseignant menacent déjà de boycotter la rentrée scolaire au secondaire dès ce lundi 28 septembre 2020. Mais ils invitent le Président de la République, Patrice talon à intervenir dans cette situation qui n’a que trop duré. «Nous comptons sur vous pour sauver non seulement l’école béninoise agonisante mais aussi l’emploi des milliers de jeunes qui ont été surpris par cette décision à deux jours de la rentrée», a imploré un enseignant.

Un sacrifice demandé aux aspirants…

Selon Marcelin Houanwanou, le Directeur adjoint au cabinet (Dac) du Ministère de l’Enseignement secondaire, technique et professionnel (Mestp), c’est un sacrifice qu’il demande aux enseignants pré-insérés. « Il a été décidé d’augmenter sensiblement le quota horaire des pré-insérés pour régler la question des classes sans enseignant», dira-t-il sur les ondes de Capp Fm. A l’en croire, beaucoup de classes sont restées l’année dernière sans enseignants durant plusieurs mois. « Ce qui n’a pas fait du bien au système », souligne-t-il avant de faire savoir que c’est un sacrifice à faire. « C’est un sacrifice que nous demandons aux pré-insérés pour le moment en attendant de revoir le système dans sa globalité», plaide le Dac Marcelin Houanwanou.    

1 vues

Articles similaires