Rupture du tendon d’Achille: Causes et symptômes

 Rupture du tendon d’Achille: Causes et symptômes

Le tendon d’Achille joue un rôle déterminant dans la marche. Il assure la flexion plantaire et la propulsion à la marche. Et donc sa rupture équivaut à une fracture. Dans ce numéro, Candide Geoffroid Flatin, chirurgien de l’os et de l’articulation, passe en revue quelques aspects de la rupture du tendon d’Achille.

« Le tendon d’Achille est le plus volumineux et le plus résistant tendon de l’organisme » a d’abord rappelé le chirurgien pour qui « la rupture du tendon d’Achille est la perte de la continuité des muscles du mollet au talon, parfois après un faux pas, un démarrage un peu brutal ». Le tendon d’Achille poursuit-il « est une structure fibreuse qui est tendue au niveau de la face postérieure de la jambe qui part du mollet au talon ». En cas de rupture de cet élément indispensable, le sportif ou le patient ne peut plus marcher librement. Il commence à boitiller.

Symptômes

Pour le spécialiste le maître symptôme « est une douleur vive ressentie en arrière du talon, souvent accompagnée d’un bruit d’une corde de guitare qui se casse ». Selon ses explications « La douleur es toujours aiguë et l’impotence fonctionnelle est immédiate et entraîne la chute, la perte de l’équin physiologique, le coup de hache postérieur, au niveau du tendon d’Achille ». Rapidement les signes initiaux s’amendent, « le patient peut se relever, remarcher ne laissant percevoir parfois qu’une discrète boiterie, impossibilité de se mettre sur la pointe des pieds » ajoute-t-il. Lorsque l’athlète ressent ces symptômes, il doit en premier lieu « voir un médecin généraliste qui pourra l’orienter vers un chirurgien orthopédiste » conseil le spécialiste.

Causes

A en croire les propos du docteur Flatin, bien qu’il soit volumineux et résistant lorsqu’il est «  trop sollicité, il peut finir par se fragiliser et de rompre notamment à la suite d’une brutale contraction comme le saut, un démarrage trop rapide », c’est « l’accident sportif typique lors d’un faux pas, d’un démarrage brutal, D’un changement de pied, d’une brusque détente le tout imprévu et non contrôlé » qui sont souvent responsables de Cette situation. C’est surtout « lors de la contraction du triceps explosive et non maîtrisée surtout si la cheville est en flexion dorsale que la rupture se produit »précise le docteur. Parfois c’est un choc direct : un coup reçu sur le tendon qui en est la cause. Le tendon peut céder lors « d’un étirement trop important, lors d’une chute à skip par exemple ». Il précise que « la rupture survient surtout chez les hommes ou les sportifs dont l’âge oscille entre 30 et 40 ans ».

Diagnostic

D’après les explications du chirurgien, Candide Geoffroid Flatin, le diagnostic de la rupture de tendon d’Achille est d’abord clinique sur la base de l’interrogation et sur les signes de l’examen clinique. A l’en croire, le diagnostic peut être confirmé  avec une  échographie si on cherche à approfondir les recherches. A la suite de ces recherches poursuit-il, « C’est le traitement opératoire qui est plus adapté c’est à dire au bloc opératoire ont rétabli la continuité du tendon par un acte chirurgical ». Le traitement peut ne pas être opératoire mais « nécessite que l’on mette une plâtre simple » précise le docteur mais attention cela est du ressort du chirurgien orthopédiste. Pour prévenir ce mal, Mr Flatin conseille  « d’éviter les facteurs favorisant pouvant fragiliser les tendons en général comme la prise de corticoïdes et des quinolones ». Aussi dira-t-il «  une bonne préparation physique avant les activités sportives ».

Traitements

Le traitement selon notre spécialiste est de deux sortes : Orthopédique et Chirurgicale. En ce qui concerne le traitement orthopédique il faut une « plâtre en équin pendant quatre (04) semaines, puis la remise du pied à 90 degré pendant quatre (04) semaines avec quatre semaines de risque de rupture interactives de 15 à 20% ». Pour la chirurgie, le traitement est percutané précise le docteur pour qui « On fait passer des fils par des petits trous afin de renforcer l’immobilisation avec en plâtre ou une botte amovible. Trois (03) semaines en équin puis trois (03) semaines pied à 90° sans appui ».

Léopold GBEGAN

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