Le CHAN, quel rêve pour le Bénin ?

 Le CHAN, quel rêve pour le Bénin ?

Le sixième Championnat d’Afrique des Nations clos, tout le monde du foot sait que la prochaine édition est dans exactement deux ans en Algérie, pays par excellence de la passion du cuir rond, surtout quand il s’agit de la sélection nationale. Ça veut dire que dans deux ans, le mercure va monter dans les villes d’Alger, d’Annaba, d’Oran, de Constantine et de Blida pour pousser les Fennecs A’ à la victoire comme ce fut le cas en 1990 avec les A à l’occasion de la 17ème édition de la CAN qui a permis à ce pays de grands footballeurs au talent hors normes, Mekhloufi, Zitouni, Kermali, Belloumi, Madjer, Assad,… de s’offrir son premier trophée continental. Pour remettre ça en 2023, la Fédération Algérienne de Football, FAF, a déjà pris la mesure des choses en installant le très charismatique et énergique Madjid BOUGHERRA, ancien capitaine des Verts, au poste de sélectionneur des A’. Le cap est donc fixé pour l’Algérie qui est la seule nation du Maghreb à ne pas encore figurer sur le palmarès du CHAN, un affront presque quand on connaît les rivalités entre le Royaume chérifien et le pays de Houari BOUMÉDIÈNE. Rien que pour ça, on peut s’imaginer ce que représente ce CHAN à venir en termes de défi pour l’Algérie.

Alors qu’en sera-t-il du Bénin ? Pays en pleine bourre footballistique depuis son quart de finale à la CAN 2019 et qui a absolument besoin d’une qualification à la phase finale du CHAN pour valider ce qui s’érige en ce moment par les pouvoirs publics. Surtout qu’en termes d’ambitions, le Bénin ne se cache plus et revendique à bon droit certainement, son nouveau statut sur l’échiquier continental. Théoriquement, rien n’empêche le Bénin de viser de façon franche, une qualification au CHAN algérien. D’abord, parce qu’en 2017, dans un contexte  peu favorable, et même peu harmonieux, Oumar TCHOMOGO, à partir du néant presque, sous l’impulsion de l’exécutif de Anjorin MOUCHARAF a été à deux doigts d’offrir le CHAN 2018 au Bénin, capitulant par l’écart d’un petit but face au Nigéria, futur vice-champion. Plus tard le même groupe sous les ordres du même TCHOMOGO se hisse dans le carré d’as de la 1ère édition de la CAN de l’Ufoa à Cape Coast en compagnie du Ghana, du Nigéria et du Niger. Aujourd’hui que l’on se felicite du fait que les voyants sont au vert, il n’y a donc pas de raison que la qualification au CHAN ne soit pas envisageable.

Ensuite, parce que le Bénin est le seul pays parmi nos voisins à ne pas encore se qualifier à une phase finale de CHAN. Le Niger est un habitué, au même titre que le Nigéria. Le Burkina-Faso n’est pas en reste. Et le Togo vient de nous indiquer la voie à suivre avec sa remarquable participation au Cameroun. Suffisant pour fouetter notre orgueil si nous en avons, pour rapidement faire du prochain CHAN, un objectif absolu, un chantier sur lequel il faut s’y investir. Toute autre option, ou discours visant les sommets du foot ressemblerait dans ce cas, à une fuite en avant qui passerait mal aux yeux des férus du football qui ont suivi avec passion le CHAN au Cameroun, et qui sont dorénavant convaincus que cette compétition continentale entre joueurs locaux, est la vraie.

Ouorou-Asso BABERI

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