Kmam Leroi : « L’art est la voix qui résonne quand la bouche ne peut s’exprimer »

 Kmam Leroi : « L’art est la voix qui résonne quand la bouche ne peut s’exprimer »

Agé de 25ans et de son vrai nom Ambroise Camekpo alias Kmam Leroi est un artiste portraitiste béninois. Passionné de dessins, il s’est lancé réellement dans cette activité en 2016. Dans un entretien accordé à notre rédaction, il évoque le choix de cette activité au détriment des autres.

Comment en êtes-vous arrivé à la peinture ?

Une passion. C’est pour moi un don et j’essaie de le mettre en pratique. . En réalité tout petit, j’avais l’intention de devenir militaire ignorant ce talant caché que j’utilisais juste pour me distraire. Mais au fil des années,  j’ai compris que ma compétence s’y trouvait. Ainsi depuis 2016 j’ai décidé de m’y mettre à fond. Ce qui me permet aujourd’hui de suivre une Formation en animation 2D et 3D au Centre de formation professionnelle de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB) en tant qu’étudiant.

Quelle est votre spécialité ?

Je fais dans l’art de la récupération et aussi du réalisme.  Je suis portraitiste et je me base sur le crayonnage blanc noir. Et pour bien parfaire mon travail, j’utilise comme tout portraitiste le crayon, le graphite, le fusain. Sans oublier le stylo, la peinture et bien d’autres matériaux fondamentaux aux artistes.

Pourquoi avoir opté pour ce choix ?

 Je veux simplement réconcilier à travers mes œuvres la race noire et celle blanche.  C’est pourquoi j’essaie de donner vie à mes œuvres pour que ceux-ci transmettent totalement l’émotion que je souhaite à ceux qui les visualisent.

Quelles sont les expositions auxquelles vous aviez déjà participé ?

Pour le moment, j’ai eu l’honneur de participer à deux grandes expositions d’œuvres d’arts. En 2015 alors que je ne m’étais pas véritablement lancé, j’ai participé au ‘’Prom’art’’ jeune et cette année 2021 j’ai aussi pris part à l’exposition dénommée ‘’ô Femme’’.

Parlez-nous de vos distinctions ?

J’ai été distingué deux fois. La première, lors du Concours d’art scolaire en 2013. Ceci à l’occasion  de la journée internationale de la fille. J’ai donc terminé à la première place remportant ainsi le premier prix. En 2015 j’ai de même remporté le premier prix au Happy Chinese New Year dans la catégorie illustration. Pour l’heure ce sont mes deux distinctions. J’espère en gagner plus et surtout à l’international.

Quels sont vos projets ?

Un homme ambitieux doit avoir des projets. Le plus urgent pour moi, c’est simplement l’exposition individuelle que je prévois organiser l’année prochaine (2022) et dont le thème sera : Black lives matter. Cette exposition permettra de défendre à travers les œuvres les égalités vis-à-vis des noirs.

Un mot à l’endroit des autorités ?

J’invite les autorités en charge de la culture dans notre pays de tourner un regard à 360° vers le secteur des arts. La promotion des artistes et surtout ceux en herbe doivent être une priorité. Au Bénin, il n’y a pas de véritables expositions encore moins un marché des arts. Bien vrai que ce qui se fait actuellement est considérable mais nous en voulons plus. Car l’art est la voix qui résonne quand la bouche ne peut plus s’exprimer. Il faut créer des écoles d’art pour donner une chance aux jeunes talents. L’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de la culture (Inmaac) fait ce qu’il peut mais il en faut davantage. 

Propos Recueillis : Firmin KASSAGA

9 vues

Articles similaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *