Jodel Dossou : « … nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur »

 Jodel Dossou : « … nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur »

Invité de  l’émission Weekend Sport sur Atlantic FM, Jodel Dossou, sociétaire de Clermont Foot, club de la ligue 2 française  était joint au téléphone par Issa Hamadou, journaliste à l’office de Radio Diffusion et Télévision du Benin (ORTB). Avec lui, le présentateur et les panelistes ont abordé plusieurs sujets dont entre autres ses performances lors de l’exercice en cours (2020-2021) et ses nouvelles ambitions. L’international béninois n’a pas aussi oublié d’évoquer les deux dernières rencontres qualificatives pour la Coupe d’Afrique des Nations, Cameroun 2021.

A l’occasion de la 28e journée de la Ligue 2 française face à Guingamp, vous êtes sorti sur blessure bien avant la fin de la rencontre. Comment vous vous portez maintenant?

Pendant le match, j’ai ressenti, une douleur au niveau de l’adducteur. J’avais déjà eu ce petit problème lors du match contre Toulouse et qui m’avait éloigné des terrains pendant dix jours. Après, le mal est passé et je suis revenu sur les pelouses. C’est la même chose qui m’est arrivée  lors du match contre Guingamp. J’ai étiré le même adducteur et l’équipe médicale n’a pas voulu prendre de risque. Ainsi le coach a pris la décision de me sortir. J’ai fait quelques examens le lendemain pour avoir une idée de la nature réelle de la blessure. Les résultats ont donc indiqué qu’il s’agissait du même adducteur. J’ai été donc mis au repos. J’ai une bonne marge de récupération. Cette blessure est petitement en train d’être conjuguée au passé.           

Plus rien ne vous empêchera donc d’être présent aux prochains regroupements des Ecureuils pour les 5e et 6e journées des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021 ?

On croise les doigts. Pour le moment, je suis en train de reprendre mes sensations. Après on fera des tests pour avoir une réelle idée. De toute façon, il n’y a pas péril en la demeure. Je souhaite être  à Cotonou. Je  croise les doigts.

Après 28 journées de championnat, vous êtes à 10 buts comment êtes-vous arrivé à réaliser cette performance ?

Tout part du travail sans doute. On m’a toujours reproché mon inefficacité devant les buts et je pense que c’est un pallier qu’il me fallait franchir.  Je travaillais chaque fois, pour m’améliorer et je pense que je suis en train de récolter les fruits de cet effort. Il est bien  vrai que je suis content d’être à ce niveau mais je dois encore progresser.

Face à Valenciennes vous avez inscrit un doublé, comment cela est-il arrivé ?                               

Cela faisait deux matchs que je n’avais pas marqué de but. J’avais donc à cœur de me rattraper et pour ce match je savais que je n’avais pas droit à l’erreur. J’avais tout donné, vu qu’on avait besoin d’être mieux positionné dans le classement. Une performance qui m’a aussi permis d’améliorer ma position au niveau du classement des buteurs.

A l’issue de cette rencontre face à Valenciennes, club de votre coéquipier en sélection Sessi d’Almeida, comment a-t-il apprécié votre prestation et quelle a été sa réaction?                           

Il était déçu de la défaite de son club. Mais nous avons beaucoup échangé. Il est très content pour moi et m’a d’ailleurs félicité pour mes performances. Nous avons aussi parlé de la sélection et surtout des prochains matchs. Je peux vous confier que c’est le cas avec les autres coéquipiers, soit  quand nous nous voyons, ou nous appelons.

Vous êtes aujourd’hui à 10 buts un record depuis le début de votre carrière professionnelle, quelle appréciation faite vous de cette prouesse ?                          

Je pense que rien n’est encore fait. Je connais bien mes qualités et mes limites. J’ai encore une marge de progression devant moi. Nous avons encore plusieurs matchs et mon objectif est d’être disponible pour le club et surtout plus décisif.

Vous vous fixez déjà une barre de buts à atteindre cette saison en championnat ?                  

Avant chaque début de saison, je me fixe un quota de 10 buts maintenant c’est fait. Il reste près d’une dizaine de matchs encore à disputer, pourquoi ne pas essayer d’en mettre 5 ou 6 autres buts. Ce qui est sûr, c’est un mini championnat qui commence pour moi.

La présence de Cédric Hountondji votre compatriote a-t-elle favorisée votre intégration à Clermont ?                          

A mon arrivée à Clermont, c’était un peu compliqué. Je ne connaissais pas le milieu mais Cédric m’a mis tout de suite à l’aise  et a vite facilité mon intégration. Il est mon conseiller au club. S’il n’était pas là, peut-être que mon intégration sera compliquée. Quand vous rentrez dans une équipe professionnelle, il y a beaucoup de difficultés parce qu’il y a aussi la concurrence.

L’objectif du club est sans nul doute de monter en ligue 1, vous en parlez déjà avec votre entraîneur ?                        

Nous avons tous cela dans un coin de notre tête mais nous n’en parlons pas pour le moment. Il reste encore  des matchs à jouer. On essaie de se concentrer sur chaque rencontre. L’objectif est bien sûr de finir dans le haut du tableau tout au moins être barragiste. Maintenant s’il y’a mieux nous le prenons. Nous sommes bien partis pour atteindre cet objectif.

Mohamed Bayo et Allevinah Jim, deux compères dans l’attaque de Clermont ne sont-ils pas vos meilleurs complices dans le jeu ?

On s’entend super bien. Bayo et Jim, deux joueurs qui ont d’énormes potentialités, il y a une très bonne entente entre nous. C’est le meilleur trio que j’ai eu à former depuis le début de ma carrière. Voir Bayo terminé meilleur buteur de la saison sera notre fierté. Il est à 17 buts et nous autres sommes à 10 chacun.

Si Clermont Foot ne montait pas en ligue 1, resteriez-vous toujours dans le club ?                                  

C’est le souhait de tout le monde que le club monte en ligue 1 ça faciliterait aussi beaucoup de choses. Pour l’heure,  je suis concentré sur les matchs. Je n’y pense pas.  Mais au moment venu, je ferai le meilleur choix comme toujours.

Le 27 mars 2021, le Bénin reçoit le Nigéria dans le cadre de la cinquième journée des éliminatoires de la CAN qui aura lieu en 2022 au Cameroun une victoire est impérative, comment voyez-vous ce match ?                               

Ce match est un match très décisif pour nous. Nous avons des armes pour valablement répondre présents face à cette équipe que nous avons déjà jouée et que je respecte très bien. Si nous sommes concentrés et jouons biens, on pourra passer. Nous jouons à domicile et nous avons notre mot à dire sans doute la qualification passera par-là. Car nous devons nous mettre à l’abri afin de jouer le dernier match face à la Siéra-Leone libérer. Il nous revient donc de sortir le grand jeu pour arracher ce ticket qualificatif qui donnera du sourire à ce public qui est toujours là pour nous.  Je fais confiance au coach qui abat un travail remarquable. 

Vous parlez déjà de ce match avec vos coéquipiers en sélection ?                          

Oui. Nous en parlons depuis quelques mois déjà. Nous savons que c’est un match très difficile pour nous. Je peux vous rassurer que nous prenons cette rencontre très au sérieux. Je ne veux plus revivre l’expérience de Bamako. C’est une désillusion qui est restée gravée dans ma tête. C’est pour cette raison que nous avons l’obligation de ne pas faillir. Ce match reste un tournant pour nous. Cela peut ne se jouer à rien du tout. Nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur.Transcription : D. TOLOMISSI/F. KASSAGA

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