Infrastructures routières : Talon promet la fin du calvaire des 2KP

 Infrastructures routières : Talon promet la fin du calvaire des 2KP

Talon Patrice

Dans une récente parution, Gaskiyani Info évoquait la souffrance des habitants des 2KP (Kouandé, Kérou, Péhunco). Cette région qui est la plus grande productrice de coton manque cruellement de routes. Alors qu’elle est plus grande que les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé réunis, on n’y trouve même pas un (01) seul kilomètre de bitume. Pire, certains axes routiers sont impraticables en saison de pluies pendant que, en saison sèche, un nuage de poussière envahi les villes et villages avec son cortège de maladies respiratoires.

Pierre MATCHOUDO

A l’occasion de sa tournée nationale entamée depuis le 12 novembre 2020, le président Patrice Talon a rassuré les populations de cette région avoir pris en compte leur préoccupation principale à savoir le bitumage des routes traversant la région. « Je peux vous assurer que pour une bonne part, des actions sont engagées, ne serait-ce que pour la route Kota-Kouandé-Péhunco. Elle va rejoindre la cotonnière au niveau de Péhunco », a-t-il déclaré à Natitingou le 18 novembre dernier devant les maires de la localité.

Enfin ! Diront les populations qui attendent, depuis l’indépendance du pays, il y a 60 ans, de voir le bitume dans leur région. Mais, à six mois de l’élection présidentielle, quel crédit accorder à l’assurance donnée par un président qui, selon des indiscrétions, sera candidat à sa propre succession ?

Il y a environ cinq ans, l’ancien président Yayi Boni avait lui aussi donné les mêmes assurances lorsque, le 5 janvier 2016, il a lancé, à Banikoara, le bitumage de ce qui avait été baptisé la « Route du Coton » et qui devait relier Banikoara à Kouandé en passant par Kérou et Péhunco. Longue de 212 kilomètres, cette route devait coûter 149 milliards selon le ministre des Transports de l’époque qui assurait que le financement était bouclé. Pour donner foi à l’acte, des engins de la société devant réaliser les travaux s’étaient déjà positionnés sur le terrain, comme prêts à démarrer. « Je puis vous rassurer, chères populations de Banikoara, qu’il ne s’agit pas d’un lancement électoral. Vous avez vu l’entreprise […] avec tout son matériel. Je crois que l’entreprise a pris son engagement ». La promesse était qu’en trois ans, les travaux seraient terminés.

C’est donc en toute légitimité que les bénéficiaires sont, en grand nombre, sceptiques. Talon, c’est à six mois de l’élection présidentielle qu’il rassure les populations.

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