Fête du culte ”Oro” dans le département de l’Ouémé : Sans tambours ni trompettes, COVID-19 oblige

 Fête du culte ”Oro” dans le département de l’Ouémé : Sans tambours ni trompettes, COVID-19 oblige

L’édition 2020 de la fête du culte”Oro a démarré dimanche dernier dans certaines communes du département de l’Ouémé. Contrairement aux éditions précédentes, les manifestations de cette année ne connaissent  pas d’engouement pour raison des restrictions imposées par les autorités dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie à coronavirus.

Les adeptes du fétiche” Oro” de certaines localités du département de l’Ouémé ne comptent pas rester en marge de l’édition 2020 de leur fête annuelle malgré la crise sanitaire liée au COVID-19. Pour ce faire, ils ont entamé dimanche dernier à minuit les manifestations dans les forêts comme l’exige la tradition. Une célébration tout à fait particulière compte tenu de la crise sanitaire dont le Bénin fait face au même titre que les autres pays du monde entier. Pour tenter de se conformer aux restrictions édictées par le gouvernement et les mairies, les responsables du culte ont néanmoins décidé de ne pas organiser des manifestations festives ou d’imposer un couvre-feu comme les années précédentes. Cette fois-ci, ils vont se contenter des prières et sacrifices dans les forêts sacrées avec la présence d’un certain nombre de dignitaires du culte. Dans les forêts sacrées des communes d’Adjohoun et de Bonou, la décision sera strictement suivie : “Nous avons suffisamment sensibilisé les nôtres avant le début des festivités. Tous les Adjinans sont tenus de respecter les règles prescrites sous peine de subir la rigueur de la loi”, martèle Étienne AHOTON, secrétaire général de l’Union Nationale des Cultes et Religions Endogènes (Unacreb), section Adjohoun. Les adaptes du culte ”Oro” sont invités à la discipline pendant les deux semaines que vont durer les manifestations. ”C’est un moment propice pour conjurer le mauvais sort, notamment la situation sanitaire critique actuelle” a conclu le responsable du culte.

Edmond HOUESSIKINDE

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