Élections présidentielles de 2021 au Bénin : Rencontre entre la CENA et les OSC

 Élections présidentielles de 2021 au Bénin : Rencontre entre la CENA et les OSC

Emmanuel TIANDO

Une séance d’échanges a réuni les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et les Organisations de la société civile (Osc) au siège de l’institution, vendredi 02 octobre 2020. Au menu, les travaux préliminaires de la répartition du financement de l’Etat aux partis politiques et la feuille de route de l’institution dans le cadre de la prochaine présidentielle.

Bachir ISSA

Cette rencontre intervient au lendemain des échanges entre l’institution chargée de l’organisation des élections et les responsables des partis politiques au cours de laquelle, les clarifications ont été apportées par rapport au mode de parrainage dans le cadre des élections présidentielles 2021. Ceci en vertu de l’article 132 du code électoral, le parrainage du duo (Président – vice-président) par un maire ou un député se fera sous anonymat.

A cet effet, les commissaires de la commission électorale nationale autonome ont apporté une idée précise sur les dispositions prises par l’institution pour une répartition modérée du financement, les modalités et les critères de répartition. De plus ces derniers ont également insisté sur l’anonymat en ce qui concerne le parrainage. Cette disposition permettra à chaque personne qui veut briguer la magistrature suprême de négocier sans problème auprès des maires ou députés pour porter sa candidature.

Après ces explications, les acteurs de la société civile qui veillent au maintien de la paix et aux élections libres et transparentes ont fait des observations pour une organisation optimale du scrutin présidentiel à venir. Ainsi, des propositions de revue de la gestion du parrainage sont faites aux membres de la CENA. Leur souhait est que le parrainage soit accessible à tout le monde.

Sur cette préoccupation des organisations de la société civile, le Président de la CENA, Emmanuel Tiando a expliqué dans un premier temps l’incapacité de l’institution à modifier une loi malgré la pertinence des propositions avant de les orienter vers les institutions compétentes notamment la cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale qui sont garants des lois de la république.

Enfin, pour le Président de la CENA il ne sert à rien de faire une proposition à quelqu’un qui n’est pas en mesure d’agir mais se dit prêt à appliquer une décision de la cour constitutionnelle. Car  affirme-t-il « nous sommes

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