Cyberharcèlement: Une souffrance pour la femme

 Cyberharcèlement: Une souffrance pour la femme

Depuis quelques temps, le cyberharcèlement devient un phénomène fréquent. Intensifié par le fait que les victimes reçoivent de flux de messages d’une même personne en un temps record ou que ces dernières subissent des chantages, cette pratique met en danger la vie de plusieurs femmes.

Le harcèlement par voie électronique, notamment sur les réseaux sociaux est aujourd’hui de plus en plus pratiquer mettant en péril, la vie de certaines personnes notamment les filles qui en sont le plus victimes.

Outils de communication, les réseaux sociaux,  deviennent pour une tranche de la couche juvénile masculine, un moyen pour venir à bout de leurs objectifs qui est sans nul doute conquérir le plus grand nombre de filles sur la toile. « Il m’arrive de recevoir des messages des personnes inconnues sur les réseaux sociaux, étant très ouverte, je réponds à ces derniers mais pour la majorité, les conversations se terminent par des ‘’tu me plais et je souhaite te rencontrer’’.  Des situations que nous avons du mal à gérer souvent car malgré nos réponses ces personnes insistent », confie Christelle A. la vingtaine et étudiante dans une école de la place.

« Il suffit pour une fille de poster une de ses photos sur l’un des réseaux pour qu’elle se fasse désirer par tous ces hommes qui sont dans ses contacts d’amis, et c’est toujours les mêmes commentaires : ‘’très belle… ta photo est sexy… tu me plais…’’, des messages qui souvent nous démoralisent, synonyme de fortes pressions. Il faut que les choses changent et que nous les jeunes filles et mêmes les femmes car elles sont aussi concernées soyons vu autrement que des objets de désir » fait savoir Géneviève la trentaine. Elle pense aussi que « Si certains hommes ont pris gout en faisant de pareilles choses, c’est parce que certaines filles aiment se draguer de la sorte et s’offrent facilement. Les femmes courent un grand danger sur les réseaux sociaux avec ce phénomène de cyberharcèlement ».

Le cyberharcèlement ne prend uniquement pas en compte les tentatives de drague mais il y’a bien d’autres manifestations de cette pratique notamment ; l’intimidation, des insultes des menaces et des moqueries.

Des pratiques qui entrainent chez les victimes une souffrance morale qui souvent est difficile à contenir surtout quand la victime reste sensible à ces actes, les conséquences se font vite ressentir. Parce que cela la conduire à une perte de confiance en soi, à un sentiment de frustration ou de dépression. Le cyberharcèlement conduit certaines femmes à plus s’introverti et au pire des cas les conduire au suicide. Tout ceci est constaté au fur et à mesure que le phénomène persiste.

Les cas sont légion

Au Canada, une étude a permis de montrer que 17% des utilisateurs d’internet de 15 à 29 ans ont déclaré avoir été victimes de cyberharcèlement ou de cyberintimidation au cours des cinq dernières années soit environ 1,1 million de jeunes canadiens. Ce qui montre l’ampleur que prend cette pratique qui est punie par la loi.

« La donne pourrait être changée si chacun de façon plus consciente essayait de mettre une certaine responsabilité dans ses comportements sur les réseaux. Il est vrai, les femmes sont les plus visées quand il s’agit du cyberharcèlement mais il faut déjà qu’elles-mêmes se disent que cela ne doit plus les fragiliser. Car au moment où une partie se plaint l’autre en profite », soutient Koffi Nestor jeune activiste et bloggeur. Il faut dire qu’au Bénin les personnes victimes de ces pratiques préfèrent n’en parler à personne de peur d’être mal vu ou même rejeter. Pour celles qui en parlent avec leurs proches, trouvent rarement de satisfaction à leur situation.

Firmin KASSAGA

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