Avortement clandestin: Une immoralité destructrice

 Avortement clandestin: Une immoralité destructrice

Caractérisé par une interruption clandestine et illégale de la grossesse, l’avortement est une pratique adoptée par bon nombre de jeunes personnes et qui met en danger leur vie.

   « Au Bénin, trois avortements sur quatre sont clandestins. Ce qui occasionne un décès sur cinq chez ces dernières qui s’y adonnent », a indiqué Docteur Raphaël Totognon dans un entretien accordé à une radio de la place. Toujours selon ce médecin épidémiologiste, environ 200 femmes décèdent chaque année pour des complications liées à un avortement clandestin qui selon l’organisation mondiale de la santé est l’expulsion du produit de conception ou de l’œuf avant la 4e semaine d’absence de menstruation dans un cas généralisé et la 28e semaine dans le contexte béninois.

Cette pratique interdite par la législation béninoise est seulement possible dans le cas où la personne désireuse d’interrompre la grossesse a été victime d’un viol comme l’indique le docteur « La loi 2003-04 du 03 mars 2003 portant sur la santé sexuelle et de la reproduction autorise une interruption volontaire de la grossesse dans le cas où la grossesse est issue d’un viol ou d’une relation incestueuse à la demande de la femme. Aussi si la poursuite de la grossesse menace la santé ou la vie de la femme et pouvant compromettre le pronostic vital de cette dernière avant le terme de la grossesse sur la demande de la femme ou celle du couple, le médecin peut faire recourt à une interruption volontaire de la grossesse », a-t-il fait savoir avant d’ajouter qu’il est aussi possible de demander à un médecin spécialisé une interruption volontaire de la grossesse  si au cours de l’échographie, avant le sixième mois il est révélé que le fœtus est porteur d’une malformation grave et pouvant compromettre son processus vital à la naissance.

Les conséquences…

Causé la plupart du temps par les grossesses non désirées, le refus de la grossesse par le potentiel père ou encore la crainte de la réaction des parents pour ce qui est des adolescentes, l’avortement clandestin a de nombreuses conséquences sur la santé et la vie des auteures. « Les causes des avortements clandestins sont nombreuses et peuvent aller jusqu’au décès. L’avortement clandestin peut engendrer des infections, il y a aussi des perforations de l’utérus, la gangrène utérine. Chez certaines filles qui n’ont jamais accouché, l’avortement clandestin peut conduire à l’amputation de l’utérus ce que les spécialistes appellent l’hystérectomie », indique le médecin qui rassure en soulignant que ces conséquences peuvent être évitées si les jeunes filles ne font pas recours à cette pratique.

Ce dernier n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils à ces personnes qui ont cette intention ou celles qui l’auront d’interrompre clandestinement une grossesse, «le premier moyens pour éviter les avortements clandestins, est de se mettre à l’abri des grossesses non désirées. Car l’avortement clandestin n’est que la conséquence d’une grossesse qui est survenue et dont on veut s’en débarrasser et pour cela il faut opter pour les différentes méthodes contraceptives au nombre desquelles l’abstinence. Il faut au niveau des autorités, généraliser l’enseignement sur la santé sexuelle et de la reproduction dans tous les lycées et collèges pour pouvoir permettre aux filles d’avoir un comportement responsable vis-à-vis de leur sexualité afin de mener une vie sexuelle responsable. Si ces différentes méthodes ne portent pas leurs fruits, l’on pourra maintenant faire recours aux planifications familiales qui existent déjà dans tous les centres de santé au Bénin ».

Firmin KASSAGA

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