Vie chère au Bénin : Une coalition de syndicats monte le ton

 Vie chère au Bénin : Une coalition de syndicats monte le ton

Les travailleurs sont en colère. Ils sont très fâchés contre le gouvernement du président Patrice Talon dans sa façon de juguler la cherté de la vie. Ils l’ont fait savoir ce vendredi 26 août 2022 à l’occasion d’une conférence publique organisée à la bourse du travail à Cotonou. A l’initiative, la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin).

« La CGTB dit non à la destruction du tissu social ». C’est l’un des messages à lire sur les t-shirts portés par les travailleurs membres de la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin. « En février  dernier, la CSA a déjà attiré l’attention du gouvernement sur les impacts de la cherté de la vie au Bénin. Une alerte qui n’a eu pour réponse que la tournée d’explication gouvernementale » dénonce le Secrétaire général de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin. « Et pourtant les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et de la démographie en juillet 2022 sont venus confirmer les constats des travailleurs » dénonce Anselme Amoussou. A l’en croire, selon l’indice harmonisé des prix à la consommation (Ihcc) du mois de juillet 2022 l’inflation a émergé de près de 2 points en un mois, entre juin et juillet 2022. Le SG a appuyé son argumentaire avec le commentaire de l’instad « La hausse des prix est imputable essentiellement à l’augmentation des prix de consommation ».

« La conférence publique intitulée cherté de la vie : le visage de la précarité et de l’injustice au Bénin de ce vendredi 26 août 2022 sonne comme une piqûre de rappel » indique le Secrétaire général de la CSA-Bénin. « Nous sommes venus rappeler au gouvernement que la vie est toujours plus chère. Nous sommes venus dénoncer son silence et son mépris face aux cris de détresse des populations. Nous sommes venus protester contre le choix hasardeux qu’il a fait de ne pas respecter ses propres engagements » dira Anselme Amoussou dans sa déclaration.

Tour à tour les représentants de la CGTB, de l’Unstb et d’autres organisations syndicales ont égrené leur chapelet de doléances. Entre-autres, le remplacement du SMIG par le salaire minimum interprofessionnel.

Mais pour le représentant de la COSI-Bénin, il est temps de passer à une autre vitesse. « Tout ce que nous disons nous l’avions déjà dit. Il ne reste plus rien à dire. Il (Patrice Talon) n’a pas constaté que nous sommes fâchés, que nous sommes en colère. Il faut qu’on se mobilise pour montrer que nous ne sommes pas contents » a martelé Pierre Miton. Debout comme un seul homme, ils veulent en découdre avec la faim.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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