Tatouages : Une pratique qui s’impose à la jeunesse ?

 Tatouages : Une pratique qui s’impose à la jeunesse ?

Tatouages

Autrefois marginal, se tatouer le corps devient de plus en plus courant chez les jeunes garçons comme filles. Cette pratique en pleine progression n’est cependant pas sans répercussions chez ceux qui l’adoptent.

Firmin KASSAGA

Musiciens, sportifs, acteurs cinéastes étaient les personnes qui se faisaient tatouer sur le corps des dessins qu’ils désiraient. Mais aujourd’hui, en plus de ces célébrités, des personnes d’autres couches sociales les ont rejoints dans cette pratique. Les jeunes sont les plus concernés, nombre d’entre eux le faisant par mimétisme. « Quand je voyais les tatouages sur le corps des amis, j’ai aussi eu envie de le faire. Je n’ai pas des raisons particulières », se confie Marc, la vingtaine. D’autres, par contre, croient que les tatouages les rendent plus élégants. C’est le cas de John : « je suis très élégant avec mes touages. Je ne les ai pas faits par plaisir mais par envie ».

Quelles que soient leurs motivations, ceux qui se font tatouer le corps insistent sur le fait que les motifs ou dessins doivent nécessairement avoir une signification. « J’ai choisi me faire tatouer les noms de mes deux parents car ils ne sont plus et j’ai voulu les immortaliser sur mon corps à travers ça [il montre le dessin sur son bras]. Quant au lion, c’est mon signe zodiaque et j’aime bien rugir comme une lionne », confie Edith V., dans un large sourire. Juste, la vingtaine environ, va dans le même sens et ajoute : « Nous ne devons pas faire les tatouages par simple plaisir. Chaque dessin doit répondre à une exigence. Avec les lois de la nature et nos traditions, nous devons faire beaucoup attention ».

Les risques de se faire tatouer

A la recherche du beau et du sublime, les personnes qui se tatouent s’exposent à certains risques liés à cette pratique. « Lors d’une séance de tatouage, les aiguilles percent la peau. Ainsi des pratiques non hygiéniques et les équipements non stériles peuvent être la source d’infections graves ou de contamination de virus transmissibles par le sang comme l’hépatite C, l’hépatite B ou le VIH.  De même, cette plaie qui ne se cicatrise qu’au bout de quelques semaines, est une porte d’entrée pour des infections bactériennes », révèle un spécialiste en dermatologie. Outre ces complications, la personne tatouée peut faire face à des rougeurs, des démangeaisons, des eczémas au niveau de la zone tatouée. Et« dans certains cas rares, certains individus développent un gonflement cutané au niveau du tatouage, suite à une IRM », conclut le spécialiste.

5 vues

Articles similaires

1 Commentaire

  • S’il me plaît d’immortaliser ou d’avoir à contempler une image de quelque nature que ce soit;si j’épouse l’envie en permanence sous mon regard, le dessein d’une divinité etc…, je ferai monter des gravures de ces choses sur le mur de ma chambre que de salir mon corps.

    En quoi, trouve-t-on de l’élégance, du plaisir pour des choses pour lesquelles on est même pas en mesure de donner du sens ? Les gens rendent leurs corps assujettis à des esprits.

    En tant qu’homme, je n’ai aucun plaisir à désirer une femme qui se fait tatouer le corps aussi belle soit-elle.

Les commentaires sont fermés.