Rentrée des classes : Quid des écoles sinistrées

 Rentrée des classes : Quid des écoles sinistrées

Après deux lunes toutes entières de sommeil, l’école béninoise ouvre ses portes ce lundi 19 septembre 2022. Les apprenants du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest reprennent le chemin des cours. Mais, avec les inondations et la montée des eaux qui s’observent dans plusieurs régions du pays, tous les apprenants n’auront pas le même privilège de franchir le seuil des établissements scolaires.

Plusieurs écoles vont bon an, mal an, ouvrir leurs portes. Que cela soit dans le mono ou dans la vallée de l’Ouémé, l’eau dicte sa loi. La crue fait des siennes dans bon nombre de localités. Les enfants de Djanglanmè seront contraints de rallier l’école primaire publique de la localité.

Le constat est plus amer dans la commune de Dangbo. « C’est sérieux ce qui se passe chez nous. L’eau est montée et continue de monter. Nous avons du mal à sortir de nos maisons. Nos enfants risquent ne pas aller à l’école ce lundi » crie Metowanou Avocè Bogninou, habitant de Gbékô avant d’ajouter que c’est compliqué pour les habitants de rallier son village depuis Azowlisssè. Pour lui, le risque de noyade est élevé avec la montée des eaux.

Les autorités gouvernementales et départementales ont alerté et continuent de le faire sur ces risques. Les préfets du Mono et du Couffo avaient publié un communiqué appelant à la vigilance. « En ces temps de montée des eaux, le transport des personnes et des biens par voies d’eau intérieures présente d’énormes risques d’accidents pouvant entrainer des pertes en vies humaines. Par le présent communiqué, les Préfets des départements du Couffo et du Mono demandent instamment à toutes les populations des différents villages situés le long des fleuves du Couffo et du Mono « de rester vigilantes et d’éviter des comportements à risques qui pourraient occasionner des cas de noyade et des pertes en vies humaines » précise le communiqué conjointement signé par Bienvenu Milohin et son collègue Christophe Mègbédji.

Chose évidente qui prouve que la rentrée des classes n’aura pas la même saveur un peu partout au Bénin. Le gouvernement est sollicité à faire plus d’efforts pour assurer le droit à l’instruction à ses fils et filles.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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