Pilule du lendemain: Tout savoir sur cette contraception (Suite et fin…)

 Pilule du lendemain: Tout savoir sur cette contraception (Suite et fin…)

La pilule du lendemain est une contraception d’urgence qui permet d’éviter une grossesse après un rapport sexuel non ou mal protégé. Les femmes de moins de 30 ans sont les principales utilisatrices. Mais force est de constater que de nos jours, cette méthode est monnaie courante chez les jeunes filles. Gaskiyani vous permet de tout savoir sur cette contraception…

Quand prendre la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain ne doit pas remplacer une contraception régulière et s’utilise de manière occasionnelle. Il s’agit d’un contraceptif d’urgence qui peut se prendre à n’importe quel moment du cycle dans plusieurs situations entre autres, après un rapport à risque sans moyen de contraception (si vous avez pris la pilule avec un décalage horaire, si vous avez vomi ou eu la diarrhée après avoir pris la pilule, si vous ne prenez pas la pilule et que vous avez eu un accident de préservatif) ; suite à un oubli de contraceptif

Comment savoir si la pilule du lendemain a fonctionné ?

Plus la pilule du lendemain est prise tôt après le rapport à risque, plus elle est efficace. Bien qu’efficace à 95 % si vous la prenez dans les 24 heures (son efficacité chute à 85 % le deuxième jour et à 58 % entre 48 à 72 heures) après le rapport à risque, la pilule du lendemain n’assure pas une protection optimale. Seul un test de grossesse vous permettra d’infirmer ou non le doute d’une éventuelle grossesse. Il est donc conseillé de faire un test de grossesse dans les trois semaines qui suivent la date du rapport non ou mal protégé.

Quid des conseils…

Par ailleurs, même si vous avez pris la pilule du lendemain (en cas d’oubli de pilule), il ne faut pas interrompre sa contraception habituelle. Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en rendez compte et continuez à prendre les comprimés quotidiennement jusqu’à la fin de la plaquette. Pensez à vous protéger à l’aide d’un préservatif jusqu’à vos prochaines règles. La pilule du lendemain ne protège en aucun cas des infections sexuellement transmissibles. En cas de rapport à risques, faites un dépistage.

Effets secondaires…

La prise d’une pilule du lendemain peut engendrer des effets indésirables, entre autres, nausées, vomissements, maux de tête, sensations de fatigue ou de vertiges, douleurs abdominales, tensions mammaires. Certaines peuvent avoir des règles perturbées, retardées ou avancées, et des saignements. Rassurez-vous, ces effets sont plutôt rares et ils ne durent pas très longtemps. A savoir : si vous vomissez dans les trois heures qui suivent la prise de la contraception d’urgence, il est nécessaire de reprendre un autre comprimé. Enfin, certaines idées reçues subsistent à propos de la pilule du lendemain : trop l’utiliser rendrait-il stérile ? Non, l’utilisation de la contraception d’urgence n’a aucun impact sur la fécondité. Toutefois, si vous la prenez trop souvent, elle peut avoir un impact sur votre cycle menstruel et décaler vos règles, les retarder ou les avancer.

Contre-indications

La contraception d’urgence délivre seulement un progestatif et ne présente en théorie aucune contre-indication. Toutefois, en cas de risque ou d’antécédents de grossesse extra-utérine, il faudra être plus vigilant et surveiller l’apparition des règles ou de symptômes (saignements anormaux, douleurs abdominales…) Evidemment, la pilule du lendemain est inefficace chez la femme enceinte. Par ailleurs, pendant longtemps, on pensait que la pilule du lendemain était moins efficace chez les femmes en surpoids (à partir de 75-80 kg), or, l’Agence européenne du médicament a démenti cette information en 2014. “Les données disponibles sont trop limitées et pas assez solides pour conclure avec certitude que l’effet contraceptif est réduit avec une masse corporelle élevée, comme il est inscrit dans la notice du Norlevo”, précisent-ils dans un communiqué. Enfin, les pilules type EllaOne, sont contre-indiquées aux (rares) personnes allergiques à l’acétate d’ulipristal.

Patrice ADJAHO

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