Département de l’Atlantique: Consommation de la chicha interdite!

 Département de l’Atlantique: Consommation de la chicha interdite!

Le préfet, Jean Claude Codjia siffle la fin de la récréation, en ce qui concerne la consommation de la chicha. Pour cause, par arrêté préfectoral N°3/014/Dep-Atl/Sg/Stccd/Sa/002Sgg21 datant du 19 février 2021, le préfet du département de l’Atlantique interdit la consommation de la chicha dans les lieux ouverts au public dans son département. Une décision diversement appréciée.       

Prenant appui sur l’article 4 de la loi n°2017-27, du 18 décembre 2017 relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ces dérivés et assimilés en République du Bénin, le préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a interdit la consommation de la chicha dans les lieux ouverts au public comme l’indique l’arrêté dans  son article premier «  La consommation de la chicha  dans tous les lieux à usage collectif,  fermés ou ouverts, qu’ils soient publics ou privés dans le département  de l’Atlantique est formellement interdit ».  Cette décision attendue par plusieurs citoyens de ce département vient à point nommé puisque la consommation de ce produit indispose plus d’un. C’est le cas  de Jean O. qui se dit très heureux de cette décision « Je suis très heureux d’apprendre que le préfet ait pu prendre une telle décision. Il faut changer les choses désormais », se réjouit le trentenaire. Comme le pense ce dernier, cette décision d’interdire la consommation de ce produit doit être généralisée et les forces de l’ordre doivent vraiment veiller à l’application de cette mesure « On nous a souvent habitué à prendre des décisions et ne pas les appliquer. Nous espérons que celle-ci ayant rapport avec la santé va faire école » confie Louis A. agent de santé à la retraite.

 Si une tranche de la population applaudit cette décision, il faut noter que certains semblent ne pas l’apprécier et parlent même de privation de liberté. Gildas V. est promoteur d’un bar à chicha dans l’arrondissement de Hêvié. Il confie avoir pris acte de la décision de l’autorité mais pense que pour un pays comme le Bénin, il y a des mesures qui ne doivent pas être prises « Je pense que nous sommes dans un pays ou chaque individu à la possibilité de créer une activité et de l’exercer. Nous avons choisi nous autres cette activité. Il est vrai on parle des dangers liés à la consommation de ce produit mais pourquoi ne pas encadrer ce secteur et on décide d’interdire directement. On pousse donc certains à le faire dans la clandestinité et ce n’est pas bien ».

Dans son arrêté, le préfet n’a pas manqué de notifier les sanctions qui seront infligées aux personnes qui ne respecteront pas cette disposition suivant l’article 39 de la loi n°2017-27. « Tout promoteur d’établissements ouverts au publics (débits de boissons, maquis, boites de nuit, restaurants, (…) donnant accès à l’usage de la chicha dans l’enceinte desdits établissements est passible d’une amande allant de 50.000 à 300.000 francs CFA », peut-on lire. « En cas de récidive, l’établissement concerné sera fermé », précise l’acte préfectoral. De même, l’article indique que toute personne prise en flagrant délit d’usage de la chicha dans les lieux ouverts au public se verra payer entre 10.000 et 50.000 francs CFA d’amende. Des dispositions qui rassurent les personnes hostiles à la chicha.

Pour l’application de ces mesures, le préfet a chargé le Directeur départemental de la police Républicaine, le directeur départemental du cadre de vie et du développement durable et son collègue de la santé ainsi que les maires des différentes communes de ce département à veiller à l’application de ces dispositions. Le département de l’Atlantique rejoint donc les autres départements ayant opté pour cette interdiction pour le bien de la population.

Firmin KASSAGA

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