Patrice Talon : Fin stratège…

 Patrice Talon : Fin stratège…

Patrice Talon

Tel un renard dans les contes, le président Talon se révèle au fil des ans comme un animal politique qui a plus d’un tour dans son sac, au grand dam de ses adversaires qui, selon les apparences, ne savent plus à quel saint se vouer. Une nouvelle école politique, celle de l’anticipation.

A ce jour, l’homme qui s’est lui-même donné le surnom de compétiteur né à réussi à déjouer les plans de ses adversaires et remporter les élections. Il s’agit notamment des législatives de 2019 et des communales en 2020. Lors des premières consultations, seuls les partis créés sous sa houlette ont pris part au scrutin. Pour leur part, si elles ont été plus inclusives, les dernieres élections communales n’ont vu que la participation d’un seul parti d’opposition affaiblit ou fragmenté. Le même scénario est en train de se produire pour l’élection présidentielle d’avril prochain. Seul candidat crédible en lice, le president sortant est quasi certain de remporter l’élection.

Le secret de Patrice talon est bien simple. Fin stratège, il a su anticiper en mettant en place des réformes en apparence anodines mais qui se révèlent être des atouts en sa faveur. Tout commence par la création de deux partis politiques à savoir le Bloc républicain et l’Union progressiste. Beaucoup se demandaient à l’époque pourquoi deux formations politiques au lieu d’une seule comme cela se fait partout. Mais c’était sans savoir que ces derniers devraient donner aux observateurs l’impression que le parlement n’était pas monopartite. En effet, seuls ces partis furent autorisés à participer aux législatives après une réforme du système partisan les favorisant.

Seuls maîtres à bord à l’Assemblée nationale, ces députés ont enfin permis au président Talon de réaliser son rêve de révision de la constitution. Avec cette réforme, la voie était désormais balisée pour réduire le nombre de candidats aux différentes élections notamment l’élection présidentielle. En effet l’une des conditions pour participer à cette compétition est de disposer d’au moins 16 parrains, qu’ils soient députés ou maires. Condition sine qua non à remplir par tout autre candidat avant  d’être sur la ligne de départ de la course au Marina.

Mais cette stratégie d’anticipation permettra-t-elle à ce dernier de remporter le prochain scrutin par un KO retentissant? La suite nous le dira car, même si le président candidat semble avoir désormais en face des candidats plutôt faibles, il revient aux électeurs de faire le choix.

Damien TOLOMISSI

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