Parakou : Port de cache nez en période d’harmattan

 Parakou : Port de cache nez en période d’harmattan

Préconisé comme mesure de lutte contre la maladie au virus Corona ou Covid-19, le port de cache-nez est désormais perçu à Parakou comme l’allié privilégié de lutte contre les méfaits de l’harmattan sur la santé en cette fin d’année  2020.

Imposé depuis mars 2020 par le gouvernement, le cache-nez a fini par être perçu comme une mesure de trop à Parakou où nombre de citoyen ne croient pas en l’effectivité du Covid-19. Cet accessoire y est d’ailleurs de moins en moins porté depuis la baisse de la répression par la police. Mais depuis le début de l’harmattan en ce mois de novembre 2020, le nombre de motocyclistes et même de piétons qui le portent est en forte croissance. « Le cache nez est le bienvenu en cette période d’harmattan, il nous permet de se protéger contre la poussière surtout en ce temps », confie un conducteur de taxi-moto.

L’harmattan est une saison de grande fraicheur accompagnée d’un vent sec soulevant beaucoup de poussière parfois charriée depuis le Sahel à des centaines de kilomètres au nord. De plus, les routes à l’intérieur de la ville de Parakou sont, pour la plupart, en terre battue, ce qui augmente les particules de sables soulevées par l’harmattan. Cette situation entraine non seulement de la gêne, mais surtout plusieurs maladies, notamment les infections respiratoires.

Ainsi, la généralisation du cache-nez pour raison de Covid-19 a donc fini par devenir la bienvenue. La population ne le porte plus pour se protéger non seulement du coronavirus, mais aussi contre la poussière et les microbes provenant du vent sec de l’harmattan.

Nouveau pour la quasi-totalité des Parakois, cet accessoire n’est pourtant pas inconnu de tous. « Bien avant le coronavirus, il y a des gens qui utilisent le cache nez en période d’harmattan pour la poussière et pour ne pas être enrhumé. Si nous voyons aujourd’hui les gens porter le cache-nez, c’est certes pour le coronavirus, mais il a une double fonction, actuellement celle de se protéger contre le virus et celle de se protéger contre l’harmattan », affirme David Dansou, un étudiant en lettres Modernes à l’Université de Parakou.

Raïssa N’tcha (Coll)

0 vues

Articles similaires