Occupation des espaces publics par les entreprises chinoises: La jeunesse de Tonato poussée à la délinquance

 Occupation des espaces publics par les entreprises chinoises: La jeunesse de Tonato poussée à la délinquance

L’occupation de l’espace public jouxtant l’école primaire publique de Tonato non loin de la mairie de Cotonou défraie la chronique depuis quelques jours. Selon un reportage réalisé par l’Ortb, les habitants du quartier crient leur ras-le-bol face à cet état de fait qui semble s’installer dans la durée.

Selon la télévision publique, cet espace a été loué à une entreprise chinoise alors qu’il servait de terrain de jeu aux jeunes du quartier. Les autorités locales auraient promis que le bail ne durerait que trois ans mais aujourd’hui tout semble faire croire qu’il sera renouvelé. Ce qui n’est pas du goût des populations qui en appellent aux responsables à un niveau supérieur.

Cette affaire dont l’épilogue reste à venir n’est pas isolée. Des espaces publics sont loués à des entreprises réalisant des travaux au profit de l’Etat. C’est le cas du Musée Plein air de Parakou où, depuis plusieurs années, une société chinoise réalisant des travaux d’adduction d’eau a occupé une bonne partie de cette structure. Il faut dire qu’ici, le musée semble n’avoir de musée que le nom. En effet, alors qu’il s’étend sur des hectares, ce que le visiteur peut y voir c’est plutôt les herbes sauvages.

A Parakou comme à Tonato, l’occupation chinoise n’a rien apporté aux infrastructures. Dans ce dernier cas, les occupants auraient promis assainir l’école publique qui est dans une zone marécageuse mais rien n’a été fait dans ce sens. Au contraire, ce terrain qui sert de lieu d’activités sportives est désormais interdit d’accès aux écoliers. Le terrain de foot promis par les autorités et qui devra être réalisé par l’entreprise chinoise à la fin du bail sera-t-il réalisé ? Rien n’est sûr surtout que celles-ci s’apprêtent à proroger le bail.

Cotonou manque d’espace de loisir. Il est donc impérieux que les rares qui existent soient protégés. Car si la jeunesse n’a pas de lieu de distraction, elle court le risque de s’adonner à la délinquance et à toutes sortes de vices.

Damien TOLOMISSI

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