Manipulation de notes par des profs dans le Borgou : L’école à l’épreuve de l’exemplarité !

 Manipulation de notes par des profs dans le Borgou : L’école à l’épreuve de l’exemplarité !

Elèves en classe

gaskiyani.info

Une autre affaire dans l’univers de l’école béninoise sous les feux des projecteurs en ce moment avec le débat sur la question des 30 heures. Alors que l’on est dans l’expectative pour le dénouement heureux de ce feuilleton, avec l’implication personnelle du Chef de l’État, voilà que surgit de nulle part, on est tenté de le dire, une sordide affaire de manipulation de notes  qui impliquerait, élèves et professeurs. C’est le résultat d’une enquête diligentée par la Direction Départementale de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle du Borgou. En gros, l’on retient que des élèves ont démarché des profs pour revoir leurs notes à la hausse, afin de remplir les conditions de passage en classes supérieures. En contrepartie de quoi ? Pas de détails pour l’instant. Et, c’est là justement le nœud de l’affaire. Que peuvent proposer des élèves fainéants à leurs éducateurs, au point de les convaincre à falsifier des notes et leur faciliter le passage ? Les spéculations sont ouvertes. Et vont de la “chair” à l’argent en passant par des présents divers.

En attendant d’en savoir plus sur la suite de ce dossier, c’est la pénible réalité de l’école béninoise qui nous est soumise là. Et par ricochet, les tares de notre société de plus en plus caractérisée par le goût prononcé à la facilité. Que des garants de l’éthique et de la morale, des supposés modèles de la société puissent succomber aussi massivement à la fraude et à la tricherie, interpelle. Qui ? Nous tous !

La stigmatisation de l’échec scolaire et la sanctification de la réussite scolaire ou sociale, qu’importe la manière dans notre pays ont fini de convaincre une bonne frange de jeunes, que ce qui compte c’est d’arriver, bon an mal an. Pour preuve, de vulgaires voleurs de volaille au quartier, des receleurs, des individus en difficulté avec la loi, des prévaricateurs, des fossoyeurs de l’économie nationale ont reçu comme sanction de leurs impairs, l’ascension politique. Tout se passe comme si, notre société adoube le faux. Dans ces conditions, plus rien n’effraie les apprentis fraudeurs tapis dans les rangs des élèves, et qui sont conscients de la fragilité morale de certains de leurs enseignants en perte de repères. Avec ces derniers, on peut toujours tenter des coups, qui malheureusement font froid au dos, et mettent à mal les efforts et réformes entrepris par le gouvernement.

Si l’ensemble du corps social doit travailler à se réarmer moralement de sa faillite, l’intransigeance et l’impunité doivent être de mises à l’école, chaque fois que ses acteurs de premier plan s’écartent des sentiers de la morale et de la vertu.

Ouorou-Asso BABERI

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