Mairie de Djougou : Malick Gomina, l’homme de la situation

 Mairie de Djougou : Malick Gomina, l’homme de la situation

Elu maire de Djougou  depuis le lundi 8 juin 2020, le Directeur général du groupe de presse Fraternité,  ancien président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (CNPA-Bénin), Docteur Malick Gomina, 45 ans  s’est assigné une nouvelle mission celle de redonner un nouveau visage à sa commune chère, Djougou. Voici désormais l’homme de la plume et du micro face aux grands défis. 

Damien TOLOMISSI

Si son quotidien avant d’être élu maire demeure pour beaucoup de personnes un mystère, il est pourtant l’homme qui est au courant de tout.  Ce qui constitue sans doute un atout important pour le Docteur en Géographie, Malick Gomina qui non seulement n’a pas atteint ce niveau de reconnaissance populaire aujourd’hui ex nihilo mais a réellement travaillé sur le terrain, et depuis des lustres pour s’enraciner. Il a eu le temps de démontrer qu’il n’est guère un novice en politique. Il s’est tout simplement distingué par la volonté de se rendre utile au plus haut niveau à la cité des Kpeitoni. Ce charisme dont il fait montre depuis des années laisse entrevoir une possible symbiose au sein du conseil communal.   Car comme le dit-un adage « Le bonheur ne rentre que dans une famille où règnent la paix, la solidarité et l’harmonie ». Mais pour joindre l’utile à l’agréable, l’homme a l’immense devoir d’impacter  à travers les actes.

Malick Gomina, le sens de l’engagement

Dès sa prise de fonction, l’homme lance les jalons pour afficher ses intentions. « A présent, l’heure est au travail pour que la flamme de l’espoir ne s’éteigne plus jamais. J’en appelle donc au sens de sacrifices de mes collègues conseillers. Nous sommes élus pour servir nos populations. Nous devons aussi développer l’esprit de recevabilité. Donner le bon exemple en rendant compte à nos mandants. Comment leurs ressources sont dépensées et ce qui est fait pour améliorer leurs conditions de vie », s’est-il exprimé avant de poursuivre « Djougou a souvent été le parent pauvre des communes du septentrion, l’image qu’offre Djougou aujourd’hui n’est pas celle d’une ville préfectorale. Le département a besoin d’une ville de Djougou forte qui porte les ambitions légitimes de tête de gondole du nord-ouest du pays, le Bénin a besoin d’une ville de Djougou plus dynamique et audacieuse ».

En homme averti, le Docteur Malick Gomina sait qu’il ne peut pas atteindre ses objectifs sans l’aide du pouvoir central. « Et ce dynamisme et cette audace, le gouvernement du président Patrice Talon doit pouvoir nous accompagner à y parvenir. Nous attendons de lui un regard bienveillant, une plus grande concentration de l’action gouvernementale avec des projets ambitieux et porteurs d’espoir pour la jeunesse, pour les femmes, pour les forces vives de la commune », a-t-il confié tout en précisant que « La division ne développe pas et ne nous amènera nulle part. La confiance que les populations m’ont témoignée m’emplit d’une immense énergie. La certitude intime que nous pouvons ensemble écrire une des plus belles pages de notre Histoire ».

Des mots forts qui jouent en sa faveur puisqu’il a prouvé lors de ces premières sorties en tant que maire qu’il est véritablement celui dont Djougou a besoin pour sortir de cet étau.  Toutefois, il doit éviter de commettre un faux pas. 

Eviter de gérer  la ville comme une entreprise personnelle?

Plusieurs chefs d’entreprise, une fois à la tête d’une structure étatique, commettent pour la plupart du temps cette erreur. Alors que la fonction de maire, d’après Théo Conversation  fait aujourd’hui face à une transformation du paradigme qui fondait l’action publique locale : les collectivités territoriales sont passées de l’administration de la chose publique à une gouvernance de l’action publique, détournant le rôle d’administrateur du maire vers un rôle de manager.  Certes, la casquette d’administrateur subsiste. Mais il suffit juste à l’ancien président du patronat de la presse béninoise   de concilier la traditionnelle mission de service public, avec les nouvelles manières de gouverner l’espace public pour relever le challenge.

Voici quelques atouts de la cité des Kpéitoni

Limitée au Nord par les communes de Kouandé et de Péhunco  et au Sud par la Commune de Bassila, à l’Est par trois communes : Sinendé, N’dali et Tchaourou  et à l’Ouest par Copargo et Ouaké, la ville de Djougou est le troisième centre commercial du pays, Djougou est une ancienne ville escale de la route du sel et de la noix de Cola dont la population est majoritairement musulmane.  Le football est considéré comme la deuxième religion de cette ville. On y trouve encore aujourd’hui de nombreux commerçants Dendi, Haoussa et Yoruba. Le marché local est particulièrement animé. Deuxième grande ville du Nord Bénin après Parakou, Djougou est de par sa position un point de rencontre des peuples Yoa, Dendi, Peulh, Pila-Pila, Gourmantché, Somba, Baatonou. Son marché célèbre dans la sous- région regorge d’objets artisanaux. On ne manquera également pas de visiter le palais royal de Djougou ainsi que les nombreux ateliers d’artisans. Au nord, les villages Taneka, à flanc de montagne offrent une architecture étonnante au cœur d’une végétation luxuriante.  Elle dispose également d’un bon réseau d’hydrographie, d’une très bonne végétation et de nombreuses potentialités agricoles, halieutiques, forestières, touristiques etc.. Une fois à Djougou, pour satisfaire son ventre, il suffit de prendre le watché, un bon plat du riz aux soupçons d’haricots accompagné du piment grillé.

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