Les espaces culturels : Quelle vie en cette période de crise sanitaire

 Les espaces culturels : Quelle vie en cette période de crise sanitaire

Espace Culturel

Depuis le début de la pandémie du nouveau coronavirus Covid-19, bon nombre de secteurs de la vie sociale sont au ralenti. La culture n’est pas restée en marge. Il suffit de faire un tour dans les différents lieux de manifestations culturelles pour faire le constat. C’est le cas à Cotonou et Abomey-Calavi, depuis l’interdiction par le gouvernement jusqu’à ce samedi 29 août 2020.

Firmin KASSAGA

De l’Institut Français de Cotonou en passant par le Centre Culturel Chinois et le Centre de Godomey, les jours se suivent et se ressemblent. Les rideaux sont levés et les portes closes. La pandémie dicte sa loi et les artistes chanteurs, danseurs, comédiens et autres sont sans voix. Les micros sont rangés et les podiums vidés. C’est le nouveau mode de vie des espaces culturels qui, bien avant que cette pandémie ne foule le sol Béninois, ne manquaient pas de spectacles ou d’activités.

Une distanciation sociale respectée à la lettre par les promoteurs d’évènements culturels, les artistes et les espaces devant les accueillir tous. « C’est vraiment difficile », se désole un habitué des soirées culturelles de l’Institut français de Cotonou. Il ajoute : « Nous connaissons tous les raisons pour lesquelles nos espaces culturels sont fermés mais nous vivons mal cela. Cette pandémie est venue changer nos habitudes. J’imagine les artistes, c’est plus difficile de leur côté ».

Ainsi, la fermeture des espaces culturels n’éloigne personne de la tristesse et de l’ennui. Des artistes aux promoteurs des activités culturelles en passant par les spectateurs, personne n’est épargné. Jules O. allias Le magicien nous raconte les difficultés qu’il rencontre, lui qui vit des évènements culturels : « Ce n’est pas la joie. Depuis quatre mois, nous sommes éloignés des podiums qui sont nos lieux de travail. Avec cette maladie, le show biz est à terre et tout le monde est dans la rue. Les espaces servants de cadre pour les spectacles sont abandonnés ». 

Devrait-on parler d’abandon des espaces culturels ? Non répond Olivier qui pense qu’il ne s’agit pas d’un abandon en tant que tel, mais il s’agit d’un congé forcé.

Au Centre de Godomey, l’espace réservé aux manifestations culturelles change de couleurs. Les responsables de ce lieu ont décidé de faire un réaménagement. « Il faut préparer l’après covid-19 en changeant ce qui doit l’être et en ajoutant ce qui manque », explique un responsable.

Il faut donc dire que les espaces culturels en cette période de crise sanitaire connaissent les mêmes réalités, aucune manifestation. Cet arrêt involontaire mais obligatoire permet à certains  responsables de réaménager les lieux pour l’après crise.

0 vues

Articles similaires