Les Écureuils au révélateur des Crocodiles du Lesotho !

 Les Écureuils au révélateur des Crocodiles du Lesotho !

Ecureuils

Tout le monde le sait, en l’occurrence les analystes et spécialistes de football que les Écureuils sont à un tournant décisif dans leur course à la qualification à la CAN Cameroun 2021, reportée à 2022 pour cause de la pandémie du coronavirus. Un tournant que nos petits rongeurs doivent négocier face aux lemuriens . Une allégorie qui vient nous rappeler, que malgré qu’ils soient favoris, les Écureuils doivent cravacher dur sur l’aire de jeu pour justifier leur statut de quart de finaliste de la CAN en Égypte, mais aussi de dernière équipe à avoir battu l’Algérie, championne d’Afrique en titre, qui reste sur une incroyable série de 20 matches sans défaite. D’ailleurs, Senong THABO, l’ entraîneur sud-africain du Lesotho, n’est pas passé par quatre chemins pour dérouler devant les médias, le tapis rouge de favoris aux Écureuils. En clair, cette posture du coach adverse, signifie que l’obligation du résultat est du côté béninois. L’événement serait qu’ils gagnent.

Dans un tel contexte, on dit habituellement que la pression est sur les épaules des Écureuils, qui eux seront très attendus. Et c’est là le piège au football, endosser le costume de favori, n’est jamais aisé. C’est d’ailleurs ce que Michel DUSSUYER, en homme averti a tenté d’expliquer  à sa conférence de presse, en soulignant que ce ne sera pas facile. Pourtant, il nous faut engranger des points pour entretenir le rêve de poursuivre la belle aventure de la CAN 2019. L’ équation n’est pas simple avec les absences de dernière minute des cadres de la sélection, ceux qui ont l’habitude de jouer ensemble, et de prendre sur eux, la pression des matches, surtout quand on joue à domicile. Vu sous cet angle, c’est un mal pour un bien. Car, la cour des grands que nous tutoyons en ce moment, nous oblige à savoir et à pouvoir jouer avec la pression, à faire des résultats dans des environnements hostiles. En d’autres termes, les Écureuils doivent prouver au détour de cette double confrontation contre les Crocodiles du Lesotho , qu’ils ont dorénavant des nerfs et qu’ils ont le mental du haut niveau. Toutes choses qui peuvent laisser entrevoir la concrétisation future d’un sacre continental voire mondial du Bénin . Certes, Michel DUSSUYER aurait pu ou aurait dû, c’est selon, donner du temps de jeu à ces jeunes, qui auront le destin du pays à leurs pieds samedi à Porto-Novo, et mardi à Maseru , lors du dernier match amical contre le Gabon pour mieux les affûter, mais là, il n’y a plus à gamberger. Il faut faire respecter la hiérarchie. Celle qui place le Bénin, loin devant le modeste Lesotho.

Au surplus, les Écureuils vont jouer une équipe du Lesotho, composée à 90% de joueurs locaux qui ont été ensemble, des semaines en stage bloqué. La leçon à tirer à notre niveau, est qu’il est impératif qu’on rejoue au football chez nous, que nos championnats reprennent sans délai, si nous ne voulons pas nous atrophier et fondre nos acquis.

En attendant à l’unisson, nous disons en choeur,  pour reprendre Ignace Don METOK, allez les Écureuils, cette fois ça va aller, tout le monde vous accompagne.

Ouorou-Asso BABERI

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