L’école, un défi collectif !

 L’école, un défi collectif !

ECOLE

Le gong de la rentrée a sonné. C’est l’heure de la reprise du chemin de l’école. À partir de ce jour, elle sera omniprésente dans le quotidien de toutes les familles comptant en leur sein des apprenants ou non. En clair, elle va rythmer sans répit, la cadence de l’agenda de tout le monde. Au delà du remue-ménage qu’elle déclenche, l’école est simplement notre vie, la clé du développement tant rêvé. C’est elle qui éduque , c’est elle qui forme pour l’emploi. Si réellement nous voulons le développement, nous devons travailler tous pour l’émergence et la pérennité d’une vraie école. Celle qui est garante du devenir des enfants, partenaire privilégié des familles dont elle est le prolongement et vitrine de l’Etat qui décide de son orientation.

Pour cela, toute cellule familiale, quelque soit sa structuration, famille nombreuse polygamique, famille nucléaire monogamique, famille mono-parentale, famille recomposée,  doit  faire de l’école une priorité absolue. Elle doit s’investir au quotidien pour transmettre les valeurs éthiques et morales aux enfants qui sont convoyés en milieu scolaire et universitaire. Le respect, le goût du travail, de l’effort, de la persévérance, l’esprit d’entraide, de la solidarité, l’humilité s’inoculent dans le cercle familial.

Dès lors.,l’école prend le relais avec un corps enseignant qui doit avant tout agir en éducateurs et non en instructeurs. Sans être naïf ou philosophe, l’enseignant quel que soit son itinéraire, doit être préparé en conséquence par le corps d’encadrement pour être le premier niveau de la mécanique sociale. Celui qui apporte les réparations idoines aux insuffisances diagnostiquées au niveau de la cellule familiale. Et l’environnement de l’école doit être à cet effet le prolongement idéal de la socialisation et de l’épanouissement de l’enfant.

 C’est pourquoi le système scolaire et les programmes d’étude doivent fonctionner de sorte à éviter à tout prix l’exclusion et l’échec scolaires surtout pour les plus jeunes, ceux qui ont moins de 18 ans. Autrement, notre système doit éviter de célébrer ceux qui réussissent comme des génies hors pair et ceux qui sont en proie à des difficultés ou qui échouent comme des pestiférés. Quand on passe à côté de l’éducation et de la formation des moins de 18 ans, il faut accepter et assumer l’échec de la gouvernance. Et c’est sur ce terrain que le Conseil National de l’Éducation est attendu.

Et pour finir, la société dans ses démembrements, police, santé, presse,associations diverses de défense de droits humains, collectivités locales et territoriales, doit assurer le rôle de veille de l’école en tout temps et en tout lieu pour qu’on cesse de conjuguer l’école avec la rentrée et les résultats de fin d’année sans se préoccuper de ce qui s’y passe au quotidien pendant l’année scolaire.

Ouorou-Asso BABERI

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