Leadership féminin : JFAD, un cas d’école

 Leadership féminin : JFAD, un cas d’école

Le Bénin compte une kyrielle de mouvements qui lutte pour l’autonomie et l’épanouissement de la gente féminine. Dans leur rang, figure celui Des Jeunes Filles Actrices du Développement (JFAD). Une organisation qui se distingue nettement des autres de par  sa méthode cartésienne de travail pour rehausser l’image des filles et des femmes dans ses zones d’intervention

Soutenir les filles et les jeunes femmes à accéder aux espaces, aux connaissances et aux compétences dont elles ont besoin pour  devenir des leaders qui défient le sexisme, agissent  pour l’élimination des violences basées sur le genre et embrassent leur liberté. Telle est la mission que les Jeunes Filles Actrices du Développement (JFAD) se sont données depuis leur existence. L’objectif principal de ce mouvement féministe est d’œuvrer pour une société plus légale et équitable avec des filles et des femmes libres, autonomes et épanouies. Et ses membres y ont attaché du prix à travers plusieurs activités.

2021, une année prolifique

Le respect et le renforcement des droits et la santé sexuelle et reproductifs sont entre autres activités que mène ce groupe de jeunes filles et femmes volontaires âgées de 17 à 25 ans. Courant l’année 2021, cette organisation sous la houlette de sa présidente Chanceline Mevowanou et de la Directrice Exécutive Mariamar Conon a posé des pas de géants en matière des différentes activités  inscrites dans son Plan Annuel de Travail (PTA). Entre autres activités, on peut citer les conversations talk about it, le programme Académie de Leadership pour les filles, le lancement de l’initiative » Girl lead change, le partenaire à la mobilisation pour le programme  »Girls talk » au Bénin et  autres. Pour ce qui est des conversations talk about it, Il y en a eu quatre qui se sont déroulées au profit des filles de Cotonou et d’Avrankou durant l’année 2021. Il s’agit d’une série de conversations, causeries et des séances de  sensibilisation qui visent à informer les adolescents, les jeunes filles et les jeunes en général sur les sujets tabous notamment afin de déconstruire certaines normes et croyances qui constituent un frein pour l’épanouissement de la gente féminine. Le but visé à travers cette initiative est de permettre aux personnes ciblées  d’acquérir des connaissances sur le consentement et l’élimination  quant aux préjugés stéréotypes sexistes tels que la gestion de la  pressions des paires, la déconstruction de la culture du viol, le renforcement personnel, des enseignements sur les droits et la santé sexuelle et reproductifs. Toutes ces activités ont permis à l’organisation de montrer le juste chemin à leurs différentes cibles dans le cadre de l’émancipation du monde féminin dans toutes ses dimensions.

Calavi, la cible actuelle

Abomey- Calavi, le territoire qui abrite le plus grand centre universitaire du Bénin étant l’objet de plusieurs faits touchant la couche féminine courant 2021, l’organisation JFAD s’est préoccupée cette année en cours à cette commune. Pour ce faire, un projet dénommé « We go for change » est conçu pour  entre autres sensibiliser les jeunes et populations de Calavi en l’occurrence les étudiants et étudiantes sur les conséquences des violences basées sur le genre de même que sur le consentement, les droits et santé sexuelle et reproductifs, les dangers des avortements clandestins à travers la vulgarisation des nouvelles lois en la matière, mener des formations et plaidoyers auprès des commissariats de la commune sur l’importance de croire aux victimes, réceptionner leurs plaintes et ne pas les intimider… pour ne citer que ces aspects. Ce projet qui se veut être une occasion propice pour les jeunes femmes et autres acteurs de s’investir efficacement dans la préservation des droits de la gente féminine vise à impacter 15000 personnes dont 600 jeunes femmes (sessions non mixtes), 800 jeunes (femmes et hommes) et 100 autres acteurs à savoir les agents de commissariats de police, les autorités communales et celles de l’UAC, les activistes et agents sociaux. La mise en œuvre de cet ambitieux projet se fera à travers des formations, des séances de sensibilisation, des ateliers de plaidoyers et autres moyens adaptés.

Edmond HOUESSIKINDE

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