Garde-vélo : La contrainte de trop pour le Béninois ?

 Garde-vélo : La contrainte de trop pour le Béninois ?

Garde velos

Dans toutes les villes du Bénin en général et celle de Cotonou en particulier, les gardes vélos sont partout visibles. Cette activité qui semble importante pour les administrés de ces villes constitue aussi une contrainte pénible lorsqu’il revient de payer les frais de gardiennage à chaque course.

Firmin KASSAGA

Administrations publiques et privées, universités, restaurants, lieux de culte, marchés, hôpital, etc. sont quelques endroits où une visite nécessite la garde de sa moto. Ces gardes vélos semblent très utiles pour la sécurité des engins à deux roues mais l’une des grandes difficultés reste la variabilité des prix. « Je pense que les gardes vélos sont une bonne chose. Ils nous permettent de mettre en sécurité nos motos quand nous sommes dans le centre-ville. Le seul problème reste la variation du prix à payer selon le lieu », se plaint Grégoire Coffi, un usager rencontré dans la ville de Cotonou.

VIN-SPIRITUEUX

 Tout comme Grégoire, dame Dorcas, surprise en train de sortir sa moto de la garderie, pense que « c’est une bonne chose du point de vue sécuritaire mais c’est le fait qu’il faut chaque fois payer quand on va à un endroit qui pose problème. Ce matin, je suis allée dans un supermarché, j’ai payé 200 FCFA. Pareil quand je suis partie régler mes factures d’électricité et là encore je viens de payer à la sortie de cette pharmacie. C’est coûteux à la fin, bien que nécessaire ».

Si donc pour une journée, il faut prendre par quatre différents endroits, il faut prévoir en moyenne 800 FCFA pour se faire garder son moyen de déplacement, une dépense raisonnable mais de trop pour les usagers.

Que pensent donc ceux-là qui ont pour charge, la garde de ces motos ?

Jean-Eude est un gardien de motos. Pour lui, « Tout a un prix. Quand nous sortons de chez nous un matin, c’est dans le but de rentrer le soir avec ce que nous sommes sortis. S’il faut à cause de 200 FCFA, mettre une moto achetée à plus de 300.000 FCFA sous les yeux des personnes indélicates, c’est que nous manquons de conscience. Il faut sécuriser notre propriété, c’est important ». Il ajoute que « en ce qui concerne la présence considérable des gardes vélos dans la ville de Cotonou et dans les autres villes, c’est simplement parce que chaque structure a son garde vélo. Je ne sais pas s’il y a des structures qui n’en ont pas. Quand un client ou un visiteur se plaint du vol de sa moto, je pense que cela ne donne pas une bonne image de la structure ».

 Sur la question des prix qui varient d’un garde vélo à un autre, Jean-Eude répond : « Au centre-ville ici, tout le monde sait que c’est à 200 FCFA. Par contre, dans les zones environnantes comme Calavi par exemple c’est 100 FCFA. Ce sont les prix que je connais et je ne pense pas s’il y a des gardes vélos qui font payer plus de 200 FCFA aux clients ».

Face à ce constat, des solutions doivent être recherchées pour la satisfaction de tous. « Pour amoindrir les dépenses liées au gardiennage des motos, il faut donc la création d’une structure unique pouvant gérer cette activité par arrondissement, par commune ou même quartier », c’est la proposition que fait, Ola la trentaine qui souligne que « Les gardes vélos, nous en avons besoin mais pour éviter le trop de dépense, je pense qu’il sera mieux de confier cela à une structure et là quand tu as un ticket, tu peux l’utiliser toute la journée ». Une idée que partage Roselin K. qui lui aussi trouve qu’il serait bien d’organiser le secteur et de faciliter la tâche du point de vue financier aux usagers qu’ils sont.           

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