Fellation: Les déconvenues fâcheuses

 Fellation: Les déconvenues fâcheuses

                                         (Partie 1)

Même quand on a le sentiment de bien pratiquer la fellation ou encore la pipe, on ne peut pas s’empêcher de douter. Le doute qui naît dans l’esprit porte généralement sur la capacité de réussir à bien faire la pipe à son prince pour ne pas le laisser sur sa soif. A côté de cela, la princesse redoute parfois les déconvenues fâcheuses d’une telle pratique sur sa santé.

Au même moment les voix s’élèvent de plus en plus pour valoriser cette pratique. Tout porte à croire de nos jours que faire la pipe à son conjoint ne doit plus être perçue comme un luxe, mais plutôt comme une nécessité impérative, mieux un moyen de fidéliser ce dernier. Mais, les réalités de terrain ne sont vraiment pas favorables aux conjointes. Dans leur rang, il y a trop de mauvaises perceptions sur cette pratique, trop de doute sur son efficacité, trop d’hésitation à commencer petitement par la mettre en œuvre ! Pour s’assurer de bien faire la pipe, procurer le maximum de plaisir au prince et le mener si possible à l’éjaculation, il convient pour la princesse d’être très  méthodique. C’est dans ce contexte relativement sensible que nous avons jugé bon de vous présenter ces quelques éléments indispensables à la réussite d’une bonne pipe ou fellation.

Clarification de la fellation communément appelée pipe

La fellation est une pratique de sexe oral ou dite bucco-génitale, c’est-à-dire que vous stimulez le pénis de votre partenaire avec votre bouche, votre langue, vos lèvres… La fellation peut être pratiquée pendant les préliminaires, mais aussi pendant le rapport, quand on désire stopper la pénétration un instant pour de nouveaux plaisirs. Elle peut aussi clôturer le rapport : ainsi, la fellation entraîne généralement l’éjaculation. D’autres fois encore, le rapport sexuel peut se limiter à la fellation si la femme ne voudrait pas aller à la pénétration et décide juste de faire jouir son homme rien que par la fellation.

De toute façon, la pipe reste l’élément clé des préliminaires pour tous les hommes du monde entier ! Cet instant d’extase qui nous inonde le cerveau d’endorphine, nous propulsant dans un plan de conscience supérieure où plus rien ne compte ! Quel véritable moment de bonheur à vivre et à revivre !

Dans la vie conjugale, le prince et la princesse doivent avoir une santé sexuelle saine avant de faire de la fellation une pratique sexuelle quotidienne. Ce développement est au point 2 qui va suivre.

Quelques aspects sanitaires à ne pas négliger

Source de plaisir intense, la fellation n’est pas sans risque. Surtout quand il n’y a pas de préservatif. Des virus et des bactéries plus ou moins graves peuvent passer via le sang, le sperme ou les muqueuses.

Même s’il n’y a pas éjaculation dans la bouche, l’homme sécrète ce que l’on appelle du liquide pré-séminal lorsqu’il est excité. Le risque augmente si la personne qui octroie la fellation a des problèmes buccaux, comme une plaie ouverte dans la bouche, ou encore une gingivite (une gencive enflammée ou qui saigne facilement), une angine…

Sans vouloir décourager les amateurs de cette pratique – source de grands plaisirs pour les couples – ou ceux qui veulent la découvrir, mieux vaut être informé des possibles transmissions de virus et bactéries avant de passer à l’acte. Comme cela, les actions sont entreprises avec un esprit de responsabilité de part et d’autre.

Voici quelques maladies et leur mode de transmission par la fellation

 L’herpès génital : attention en cas de bouton de fièvre

« Si une femme a un bouton de fièvre et qu’elle fait une fellation (sans préservatif) à un homme, elle peut lui transmettre le virus de l’herpès », Même chose si c’est lui qui a de l’herpès génital, la femme peut être contaminée par le virus. Le virus de l’herpès est sournois : Il est sécrété 15 jours avant l’apparition des symptômes. On est donc contaminant sans le savoir, avant même que les vésicules n’apparaissent. Par chance, c’est un virus qui est lié au système immunitaire : « Si l’homme a un système immunitaire qui se bat bien, il ne développera pas d’herpès. »

Le VIH : des risques en cas d’éjaculation ou de lésions dans la bouche

Faire une fellation sans préservatif expose au virus du Sida: par contact avec le sang contaminé, le liquide pré-séminal ou le sperme. Les risques concernent principalement la personne qui prodigue la fellation. Il y a risque :

– si la personne qui fait la fellation (à un partenaire séropositif) reçoit du sperme ou du liquide pré-séminal dans la bouche.

Plus encore si elle a des lésions dans la bouche (gingivite, plaie, bouton de fièvre sur les lèvres…) ou dans la gorge. Il est d’ailleurs déconseillé de se brosser les dents, juste avant de faire une fellation pour éviter de faire saigner les gencives.

– si l’homme séropositif a des lésions de rasage et que la femme a des lésions dans la bouche.

Le Papillomavirus : un risque de contamination pour les deux partenaires

Le papillomavirus, aussi appelé « virus HPV » est contagieux et transmissible lors de rapports sexuels (même avec un préservatif, il existerait un risque de transmission de 20%) puisqu’il circule dans les muqueuses, orales, génitales et la peau.  Il y a à peu près entre 200 et 250 sortes différentes d’HPV (mais seulement une dizaine seraient oncogènes*) donc tout le monde en a eu au moins une fois dans sa vie en s’en rendant compte ou pas. » En cas de fellation « si la femme est porteuse du HPV, elle peut le transmettre à l’homme et l’inverse est aussi vrai ».

Comment se fait la transmission de la femme contaminée à l’homme ? « S’il y a pénétration sans préservatif, il y a un contact gland-col où est présent le HPV. Si la femme fait une fellation, il y a un contact bouche-gland. Si elle embrasse l’homme, là il y contact bouche-bouche et transmission du virus » Avant de rappeler que « dans le cas du HPV, le système immunitaire de la personne joue, il y a des systèmes immunitaires qui vont le développer et d’autres qui vont l’éliminer ». Comment se fait la transmission de l’homme contaminé à la femme ? Le virus HPV peut entraîner la formation de verrues génitales sur le pénis de l’homme (très contagieuses). Le contact de la bouche de la femme avec ces verrues est une porte d’entrée du virus chez elle.

Chlamydia et gonocoque : des bactéries présentes dans les sécrétions

La chlamydiose (liée à la bactérie Chlamydia Trachomatis) comme la gonorrhée (causée par la bactérie Neisseria Gonorrhoeae) peut être transmise  lors d’une fellation sans préservatif. Les bactéries se trouvent dans le liquide séminal et les sécrétions génitales. « La chlamydiose est quasiment asymptomatique chez la femme et moins de la moitié des hommes présentent des symptômes comme les brûlures urinaires. L’homme peut le découvrir quand il la transmet à sa partenaire qui a des douleurs pelviennes, des pertes inhabituelles… » Si c’est la femme qui est contaminée, elle peut contaminer son partenaire si la fellation est précédée d’une pénétration non protégée (lors de la pénétration, le pénis de l’homme va être en contact avec les bactéries présentes dans le col de l’utérus notamment, la femme lui fait ensuite une fellation puis l’embrasse sur la bouche, il se retrouve contaminé).

Syphilis : une transmission évidente en cas de chancre

Causée par la bactérie tréponème pâle, la syphilis est une maladie qui peut se transmettre lors d’une fellation (non protégée). Soit parce qu’elle a entraîné des lésions dans la bouche de la personne contaminée qui fait la fellation soit parce qu’il y a des chancres sur le gland du pénis (lésions typiques de la syphilis) : « Si vous faites une fellation sur un chancre, la transmission est évidente ». La contamination est à double sens.

Hépatite B : un virus contagieux présent dans la salive

On ne le sait pas toujours mais on peut contracter une hépatite lors d’une fellation. Principalement une hépatite B. Le virus de l’hépatite B est très contagieux et transmissible par contact muqueux. On le trouve dans les sécrétions corporelles comme la salive et le sperme. La vaccination est une protection contre la contamination. L’hépatite C peut aussi se transmettre lors d’une fellation mais le risque est plus faible car il passe par le sang. Il faut donc une brèche : une lésion dans la bouche, au niveau du pénis. Avec ces précisions très utiles, chaque princesse et son prince sont invités à faire tous les deux des tests de dépistage afin de s’assurer de leurs états de santé. Comme cela ils pourront pratiquer une fellation saine et responsable.

(Au point 3 à venir, nous allons découvrir les différentes dispositions et techniques pour une bonne pipe)

Source : Prestigieux forum éducation sexuelle

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