Coupure d’internet en période électorale: «Une violation des droits humains», dixit Glory Houssou

 Coupure d’internet en période électorale: «Une violation des droits humains», dixit Glory Houssou

L’élection présidentielle d’avril 2021 se pointe à l’horizon au Bénin. Dans cette perspective, Glory Cyriaque Houssou, juriste, activiste et défenseur des droits humains attire l’attention du gouvernement béninois sur la coupure d’internet en période électorale. Pour lui, c’est une violation des droits humains. Il invite les acteurs de la société civile à une veille permanente et exercer une pression sur les gouvernants.

«Il n’y a pas de moment propice pour couper internet. Rien ne peut justifier une coupure d’Internet. Couper internet le jour de l’élection jette du discrédit sur la transparence et le sérieux du scrutin. Les droits qui bénéficient d’une protection hors ligne doivent bénéficier de la même protection en ligne. Couper internet en période électorale ou non est une violation des droits humains», dira Glory Houssou, Juriste et défenseur des droits humains, dans les colonnes de Matin Libre.

Selon ses dires et relatés par quotidien de Bar-Tito, les géants de la téléphonie mobile, les fournisseurs d’Accès internet doivent s’abstenir de collaborer avec les gouvernants pour violer les droits humains en période électorale ou non. «En cas de violations des droits humains, les populations doivent avoir le droit d’engager la responsabilité des gouvernants et des entreprises devant des mécanismes de protection libres, impartiaux et garantissant les règles du procès équitable», a-t-il fait savoir.

Il invite donc les acteurs de la société civile à se mobiliser et rester dans la veille permanente en tout temps pour documenter les violations des droits et exercer une pression sur les gouvernants. «Les acteurs de la société civile, les organisations de défense des droits des consommateurs doivent de plus en plus explorer les pistes du contentieux stratégique devant la justice nationale ou internationale», a-t-il laissé entendre. Il a aussi dévoilé la piste à explorer. «Se constituer en partie civile lors des procès pour exiger réparation des préjudices subis peut avoir un effet dissuasif sur les gouvernants et les entreprises » a confié le juriste Glory Houssou.

Patrice ADJAHO

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