Attaque du commissariat de Monsey au Bénin : Le groupe JNIM revendique l’opération

 Attaque du commissariat de Monsey au Bénin : Le groupe JNIM revendique l’opération

Une semaine après l’attaque du commissariat de Monsey dans la commune de Karimama, on en sait un peu plus sur les auteurs. D’après Banouto, un Groupe Conseil en Recherche qui traite des questions de la sécurité et les conflits au  Sahel et en Afrique du Nord du nom de MENASTREAM a révélé les auteurs de ce crime odieux. Il s’agit du Groupe de Soutien à l’Islam et au Musulman (JNIM).

C’est à travers un tweet datant du 2 Mai 2022 que l’information a été révélée. « Dans un audio non officiel, JNIM a revendiqué l’attaque du 26 Avril contre un poste de police à Monsey (Karimama), affirmant avoir saisi des armes et des munitions ». Selon, le site béninois qui a relayé le poste mentionne que le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) dit avoir emporté 15 fusils AKM, 2 pistolets, environs 100 chargeurs, 2 boîtes de munitions et une grosse somme d’argent. Le bilan de cette attaque djihadiste au commissariat de Monsey avait fait état d’un policier mort et plusieurs autres blessés. Dans la foulée le commissaire de Karimama limogé a été remplacé par  le commissaire adjoint du Commissariat d’Arrondissement de Godomey

Groupe de Soutien à l’Islam et au Musulman (GSIM ou JNIM), qui est-ce ?

La coalition du JNIM selon le site africacenter.org se composait initialement de quatre groupes islamistes militants affiliés à Al-Qaïda : Ansar Dine, le FLM, Al-Mourabitoune et à Al-Qaïda au Maghreb islamique au Sahara (AQMI-Sahara). La composition des groupes est remarquable en ce que leurs chefs respectifs sont au départ des djihadistes Touaregs, peuls et arabes issus du Sahel et du Maghreb. L’étendue de la représentation ethnique et géographique a créé l’illusion d’un groupe unifié à l’influence grandissante. En réalité, les intérêts, l’influence territoriale et les motivations de chacune de ces factions sont dès le départ très diversifiés. Le JNIM est actuellement uniquement représenté par des responsables de deux des groupes initiaux, Iyad Ag Ghali d’Ansar Dine et Amadou Koufa, du FLM, et dans une moindre mesure par Abou Jalil al Fulani, à la tête de la Katiba Serma, une émanation du FLM. Iyad Ag Ghali, le fondateur d’Ansar Dine, est considéré comme le chef ou l’émir du JNIM.

Il a créé Ansar Dine en 2011, lorsque le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un mouvement séparatiste touareg basé dans le nord du Mali, refusa de le nommer à sa tête. Selon les experts, les groupes affiliés au JNIM gagnent entre 18 et 35 millions de dollars par an, principalement en recourant à des extorsions de fonds sur les routes qu’ils contrôlent, sur les communautés qui dépendent de l’extraction artisanale, et dans une moindre mesure, en pratiquant des prises d’otages contre rançon  noter que Les évènements violents attribués au JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ou GSIM en français), que l’on constate depuis le nord du Mali jusqu’au sud-est du Burkina Faso, représentent plus de 64 % de l’ensemble des cas imputables aux groupes islamistes militants au Sahel depuis 2017.

Léopold GBEGAN

Articles similaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *