Aremou Mansourou, président de la CAHB: « On ne peut que se féliciter »

 Aremou Mansourou, président de la CAHB: « On ne peut que se féliciter »

Au terme de la 25ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations  qui a vu le sacre des Angolaises, le président de la Confédération Africaine de Handball, Docteur Aremou Mansourou a saisi l’occasion pour se prêter aux questions des professionnels des médias. Bilan de la compétition et les différents challenges de la saison 2023 sont au menu de cet entretien exclusif.

Fin de la 25ème  édition de la CAN de Handball. Sur le plan organisationnel êtes-vous satisfait ?

Je vous remercie pour l’intérêt que vous manifestez pour le handball africain de façon générale et pour cette compétition en particulier. Vous me donnez l’occasion de renouveler les remerciements de la Confédération Africaine de Handball à l’adresse des Autorités du Sénégal qui ont tout mis en œuvre pour que cet évènement puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Au plan organisationnel, les premiers contacts, bien avant la Covid-19 avaient prévu l’érection de plusieurs infrastructures de référence à savoir la construction d’hôtels dans les environs immédiats de l’aréna. La Confédération Africaine de Handball était bien entendue rassurée car l’organisation quelques mois avant les jeux de la jeunesse aurait garanti la mise en place de plusieurs infrastructures répondant aux normes internationales. Malheureusement nous avons été contraints à ce que vous avez pu observer à savoir héberger les délégations pêle-mêle à environ 45  min à 1 heure des lieux de compétition. Ces difficultés ont été atténuées par la volonté et la disponibilité de tous les acteurs présents. Ce qui nous autorise à conclure qu’il y a des raisons d’être satisfait de l’organisation en générale.

Quelle est votre lecture sur le plan technique et le niveau de la compétition ?

C’est une question un peu dans embarrassante. Il est vrai que nous avons assisté à des matchs de haut niveau, maintenant la question est de savoir si des équipes ont évolué ou d’autres ont régressé. Nous avons des techniciens qui observent et c’est sur la base d’éléments précis que nous pourrons tirer les conclusions, je dirais plus précises. D’avance je me réjouis du fait que ces équipes à travers la prestation sur le terrain, ont produit de beaux spectacles qui ont pu susciter le déplacement du public.

Quel regard portez-vous sur l’arbitrage africain ?

Je dirais d’une façon absolue que je suis satisfait si je pars du principe que la Covid-19 a laissé un impact à tous les niveaux. En effet, la structure mère, je veux nommer la Fédération Internationale de Handball vit des difficultés d’effectif. Par conséquent, c’est la course contre la montre pour disposer d’assez de binômes d’arbitres afin de répondre aux besoins les plus pressés.  A la date d’aujourd’hui le continent africain ne dispose que de cinq paires. Comprenez donc que nous devons accélérer les choses et développer une stratégie rassurante pour la promotion de nouvelles paires. L’évidence est que nous devons assumer la présence de jeunes paires aujourd’hui qui d’ailleurs ont su s’affirmer. Donc le regard auquel vous faites allusion doit tenir compte de ces réalités.

Quatre équipes ont validé la qualification pour la prochaine Coupe du Monde. Comment entrevoyez-vous l’avenir du Handball africain ?

Écoutez la question a été évoquée au plus haut niveau dans la mesure où la Fédération Internationale s’est inscrite dans une logique de l’élargissement du nombre des équipes à 32. On ne sera pas surpris que le niveau soit hétérogène. L’IHF l’a bien compris et pour sauver la qualité de ses plateaux a choisi d’assister techniquement les équipes en amont.

Est-ce que pour vous ce sont les meilleurs représentants qu’on aurait pu espérer pour cette Coupe du monde ?

Moi je pense que tout le monde mérite d’être qualifié. On peut toutefois se référer aux chiffres mais les scores sont là. Je pense que les équipes qui sont qualifiées ont le mérite et pourront valablement représenter le continent africain. Il nous reste à prendre conscience de la nécessité  de continuer le travail pour réduire le gap qui existe et persiste dans la version féminine entre l’Afrique et l’Europe.

A quand le challenge Trophy continental et quelle est la prochaine destination?

Je voudrais aborder cette question avec aisance et beaucoup de plaisir parce que ce n’était pas donné qu’après la Covid-19 qu’on puisse quand même retrouver cet engouement autour  de nos événements. C’est une satisfaction pour nous d’avoir repris avec les tournois de zone. La phase continentale est d’ailleurs déjà programmée. Le Conseil d’Administration de la CAHB et la Fédération Internationale ont fait à cet effet, le tour d’horizon et ont décidé de confier la phase continentale au Congo Brazzaville au mois de janvier prochain. Nous pensons que le Congo dispose de toutes les facilités infrastructurelles pour ce challenge continental.

Parlez-nous du programme des compétitions et des pays organisateurs ?

La dernière réunion du Conseil d’administration a validé le programme 2023. Toutes les compétitions ont été programmées telles que nous avons l’habitude de le faire. Il ne reste bien évidemment que le tournoi qualificatif olympique Dames. La lettre de publication est déjà adressée aux quatre nations qualifiées pour leur permettre d’exprimer leur souhait d’organiser. En ce qui concerne la compétition des vainqueurs de Coupe, elle va se dérouler en Egypte fin avril début mai. Les clubs champions seront accueillis au Congo.

Pourquoi le trophée de la 25ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations Dames porte désormais le nom du président Denis Sassou-Nguesso?

Son excellence Denis Sassou-Nguesso a décidé de parrainer la présente Coupe d’Afrique des Nations Dames après celle des Hommes. Je saisi l’occasion que vous m’offrez pour exprimer au nom des différentes jeunesses africaines la gratitude de la CAHB pour ce geste hautement apprécié.

Votre mot de fin

Le rythme de travail a repris avec foi et détermination. Que tous les acteurs potentiels (Dirigeants, entraîneurs arbitres, communicateurs etc…) mettent les bouchées doubles pour apporter leur pierre à l’édifice au temps utile.

Propos Recueillis par  Ospisse METOLI

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