Après le récépissé définitif de «Les Démocrates»: Panique à la mouvance

 Après le récépissé définitif de «Les Démocrates»: Panique à la mouvance

Contrairement en 2019, les élections législatives de janvier 2023 seront âprement disputées. Elles revêtent une issue incertaine, au regard des forces en présence. Tous les partis politiques en lice partent avec les chances égales de faire forte sensation.

L’intégration de l’opposition radicale représentée par le parti Les Démocrates dans la compétition change complètement la donne. Elle déjoue les pronostics et complique davantage les choses aux formations politiques de la mouvance qui ne se retrouvent plus en terrains conquis. La bataille sera rude et on risque d’assister à l’émiettement des voix. Avec la présence des Démocrates, absents à toutes les élections organisées par le gouvernement de la rupture, la partie ne sera pas du tout facile. Les sièges seront âprement disputés. Les Démocrates vont essayer de prendre leur revanche. Une réaction d’orgueil qui pourrait se justifier par leur exclusion systématique des consultations électorales passées et surtout les nombreuses péripéties pour voir aujourd’hui leur situation se normaliser.

Dès lors, c’est une ambition légitime d’envisager une victoire. La bataille est d’ores et déjà engagée par les partis politiques pour l’assaut des 109 sièges. Une véritable course contre la montre pour obtenir la majorité parlementaire. Certains hommes avertis de la chose politique voient déjà que le scénario de 1998 et celui de 2015, respectivement sous le Général Mathieu Kérékou et l’ancien président Boni Yayi qui renseignent énormément sur l’exercice de contre-pouvoir au Bénin pourraient se reproduire. En 2015, l’opposition a presque tout contrôlé à l’Assemblée nationale. Idem en 1998 sous Kérékou où l »expression démocratique n’était pas à sens unique. En janvier 2023, le parlement béninois va-t-il redorer son blason d’institution de promotion du pluralisme politique et démocratique ? En tout cas, le président Patrice Talon a bien fait d’ouvrir le jeu électoral pour évaluer le niveau et l’audience des formations politiques acquises à sa cause. On croise tout simplement les bras et on attend.

Le jeu électoral désormais ouvert

Les doutes et incertitudes qui planaient sur la tenue des élections législatives inclusives, équitables et transparentes viennent d’être levés. L’épais brouillard à l’horizon 2023 est ainsi dissipé. La bonne foi du gouvernement béninois, avec la complicité de toutes les institutions, d’ouvrir le jeu électoral et démocratique n’est plus à remettre en cause. L’engagement vient d’être pris devant le peuple béninois, pour restaurer la légitimité démocratique, longtemps réclamée. Le gouvernement béninois a donné son assurance. Aujourd’hui, les faits sont là. Il n’y aura pas d’exclusion. Tous les partis politiques régulièrement constitués prendront part à ces joutes électorales très attendues. Le renouvellement de la 8ème législature de l’Assemblée nationale ne sera plus l’affaire d’une minorité. Ce sera une fête nationale. Les responsables politiques au pouvoir entendent tourner une nouvelle page du processus démocratique béninois envié de par le monde. La compétition sera grandement ouverte et les chances égales seront données aux forces en présence pour conquérir l’électorat acquis à leur cause. Une démarche judicieuse pour répondre aux attentes du peuple béninois accroché à son label démocratique basé sur la contradiction. Les législatives de 2023 ne vont pas déroger à ce principe de la démocratie participative. Vœu du gouvernement béninois qui met tout en œuvre pour faire oublier les tristes événements des élections législatives de 2019. Aujourd’hui, rien ne présage d’un danger à l’horizon. L’assurance d’un scrutin inclusif et transparent reste un idéal poursuivi par le gouvernement béninois qui, ce faisant, rassure toute la classe politique.

Damien TOLOMISSI

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