Alibori: Les dégâts du débordement de l’eau

 Alibori: Les dégâts du débordement de l’eau

Innondations dans l’alibori

L’extrême-nord du Bénin et particulièrement les communes situées aux alentours du fleuve Niger subissent actuellement les affres de l’eau suite à une saison pluvieuse particulièrement abondante. De Kandi à Malanville en passant par Banikoara, Ségbana, Gogounou et Karimama les dégâts sont énormes et varient d’une commune à l’autre.

Bachir ISSA

A Malanville, selon le Maire, Gado Guidami, au micro de la télévision nationale, la plateforme  communale de prévention des risques et catastrophes a enregistré plus de 56 000 personnes sinistrées dont environ 5 000 personnes ont pu bénéficier de l’aide et sont à l’abri.  Le constat fait sur place est que les routes sont impraticables, des vivres emportés par l’eau. La même situation prévaut dans la commune de Kandi.

A Gogbèdè, un village de l’arrondissement de Bensèkou situé à une vingtaine de kilomètres de Kandi en allant à Ségbana, 38 maisons se sont effondrées et 10 en passe de subir le même sort. Les volailles, les bétails et bien d’autres biens  n’ont pas été épargnés. Quant aux intrants agricoles pour la campagne, ils ont été mouillés. Un décès enregistré, celui d’un enfant. Ce dernier a rendu l’âme suite à l’effondrement d’une chambre à Donwari, un autre arrondissement de Kandi situé sur la route de Banikoara. Dans les trois arrondissements urbains, le constat est le même. A Karimama, la route Guéné – Karimama  est menacée par la rupture d’un pont. Situation identique à Gogounou en passant par Banikoara et Ségbana. La pluie ne laisse aucun habitant indifférent.

Des besoins urgents

En plus des premières mesures permettant de transformer pour le moment les salles de classe en abris, et de la descente des autorités politiques et administratives pour constater les dégâts et les aides apportées, les besoins des sinistrés demeurent pressants. Il est alors urgent de trouver des solutions pour la prise en charge alimentaire et sanitaire des sinistrés, mais aussi la création de conditions d’alimentation en eau potable et en hygiène et assainissement, à la protection des zones potentiellement inondables et surtout à leur relocalisation. Car dans quelques jours, les salles de classe servant de logement pour les sinistres vont accueillir les élèves.

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