Sams Dine Adamou: « Au total, soixante-sept cases délabrées…»

 Sams Dine Adamou: « Au total, soixante-sept cases délabrées…»

Sams dine Adamou

Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature du Bénin à Abomey-Calavi, puis de l’Université de Yaoundé I au Cameroun, Sams Dine Adamou est sémioticien du politique. Il est également auteur de : ‘Les Marches macabres’ (2016), ‘Une petite flamme dans la tempête’ (2020), tous deux des romans publiés à Paris en France. Élu conseiller communal sur la liste FCBE lors des dernières élections communales et municipales de mai 2020, et, chef d’arrondissement de Bensékou, Sams Dine Adamou a, dans un entretien exclusif présenté le bilan des inondations dans son arrondissement et aussi levé un coin de voile sur la gestion des dons reçus pour faire face à ce sinistre.

Les dernières pluies abattues sur le département de l’Alibori en général et la commune de Kandi en particulier n’ont pas épargné l’arrondissement de Bensékou. Quel est le bilan des dégâts enregistrés ?

Mon arrondissement, comme beaucoup d’autres dans la commune de Kandi n’a pas été épargné par les dégâts liés à la montée des eaux. Au total, soixante-sept cases délabrées (67), des biens matériels endommagés, des hectares de culture rasés. Les villages de Bensékou et Gogbèdè sont les plus concernés. Il faut que Gogbèdè est particulièrement atteint et agonisant dès le 1er Septembre.

Quelles sont les démarches menées pour faire face à ce sinistre ?

Nous avons décidé de prendre la mesure de la situation et d’y faire face en faisant appel à des personnes de bonne volonté. Ces dernières qui nous ont répondu favorablement. À ce niveau, vous me permettrez de remercier sincèrement le Préfet de l’Alibori M. Moussa Mouhamadou, de qui les populations de Gogbèdè ont eu le tout premier don. Son symbolique geste a ouvert la voie à un ballet de dons (vivres et commodités diverses), dont les auteurs seront cités au moment du bilan global. Permettez également que j’adresse toute ma reconnaissance et mon admiration pour notre Ministre de tutelle, Monsieur Séidou Alassane, non seulement pour son important don mais surtout pour son leadership et son écoute active en ce qui concerne notamment la gestion définitive des récurrentes inondations de Gogbèdè.

Quelles sont les dispositions prises pour une gestion efficace des dons enregistrés suite à votre appel ?

Nous recevons d’importants dons et par souci de bonne gestion et d’équité, nous nous chargeons personnellement de la distribution. Nous disposons à cet effet de la liste des sinistrés. Cette liste est validée par les populations elles-mêmes et fait l’objet d’une actualisation chaque fois qu’un nouveau sinistré est enregistré. La difficulté, c’est de ne pouvoir pas tenir compte de la taille des ménages dans le partage.

Dans la gestion de ce sinistre, j’ai eu l’insigne honneur de recevoir, à Gogbèdè, la deuxième personnalité de notre République, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Vlavonou et sa délégation, le mardi 29 septembre dernier. A ce jour, nous restons dans l’espérance que les gens de la solidarité agissante vont continuer de nous accompagner dans notre projet osé de déménagement partiel du village de Gogbèdè. Nous souhaitons aller un peu plus vite car nous sommes déjà aux portes de l’harmattan alors que plus de la majorité des habitants du village est sans abri.

Votre mot de fin 

Je voudrais, pour finir, avoir une pieuse pensée pour Imourou Gani Mouhidou dont le souffle est parti sous les eaux du fleuve Bouli, dans la fébrile atmosphère vespérale du 10 octobre 2020 et dont le corps n’a été retrouvé que trois jours plus tard. Qu’il repose en paix ! En outre, nous nous devons de remercier le Gouvernement à travers l’Agence Nationale pour la Préventions des Risques et Catastrophes et le Ministère de l’intérieur pour son assistance. Nous ne nous lasserons d’adresser notre profonde gratitude aux ONG, associations de bienfaisance, groupements de jeunes et personnes physiques qui ont été solidaires avec nous et qui demeurent mobilisés pour la cause des sinistrés. En définitive, j’espère, un jour quand la vie aura repris  son cours normal  à Gogbèdè, y recevoir toutes ces bonnes volontés aux côtés de ces sinistrés d’aujourd’hui qui auront retrouvé le sourire et la joie de vivre, pour un chant d’allégresse à la place publique du ‘’Nouveau Gogbèdè’’.

Réalisation : Bachir ISSA

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