Rentrée scolaire 2020-2021: Les aspirants ruminent leur chagrin

 Rentrée scolaire 2020-2021: Les aspirants ruminent leur chagrin

Classe

L’école béninoise a rouvert lundi 28 septembre dernier ses portes pour le compte de la rentrée scolaire 2020- 2021. Une reprise des classes marquée par des réformes aussi bien dans le primaire qu’au secondaire. L’une des nouveautés dans le secondaire est l’augmentation de la marge horaire couplée à la méthode de la bivalence. Une réforme qui fait froid dans le dos des enseignants pré- insérés.

Edmond HOUESSIKINDE

Ils sont dans un dilemme en ce début de la rentrée scolaire 2020- 2021. Il s’agit des aspirants au métier d’enseignement, encore appelés pré- insérés. Ces derniers  ne savent plus à quel saint se vouer depuis l’annonce de réforme instituant l’augmentation de marge horaire. A cela, s’ajoute la méthode de la  bivalence. Une réforme qui fait désormais obligation à ces enseignants de dispenser des cours dans une autre matière en dehors de celle  enseignée. Loin de calmer les ardeurs, cette décision  crée une sorte de psychose dans le rang de cette catégorie d’enseignants. Si certains disent- ils « Malgré eux » se sont pliés déjà à cette réforme, d’autres  sont toujours dans l’incertitude. « Vu les réformes de cette année, je suis obligée d’enseigner aussi la mathématique. Pourtant j’ai suivi une formation dans un domaine précis et on me demande d’enseigner une matière que j’ai laissée depuis le cours secondaire. », s’interroge une enseignante pré- insérée rencontrée dans un collège de la vallée de l’Ouémé.

Les responsables syndicaux s’indignent….

La situation qui inclut l’imposition de la masse horaire hebdomadaire de 30 heures  de cours ne laisse pas indifférents les responsables du monde syndical. En témoigne leur position   à la faveur de la reprise le 29 septembre dernier des négociations gouvernement- centrales et confédérations syndicales.

Abordant le sujet à l’occasion, les partenaires ont fait savoir aux représentants du gouvernement que c’est une décision qui n’arrange pas les enseignants concernés. « Les débats ont permis à la partie syndicale d’exprimer son indignation par rapport à l’esclavage de type moderne que cette mesure risque d’instaurer dans le système éducatif de notre pays », peut-on lire à travers les lignes du compte rendu de la séance. Aussi ont-ils à l’unanimité invité le gouvernement à renoncer à cette décision. Six centrales et confédérations syndicales à savoir : l’UNSTB, la CGTB, la COSI- Bénin, la CSPIB, la CSUB et la CSA- Bénin ont participé à ladite séance.

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