Port des lunettes non médicales à Parakou : Entre mode et nécessité

 Port des lunettes non médicales à Parakou : Entre mode et nécessité

La mode à Parakou en cette fin d’année 2020, c’est aussi le port des lunettes… non médicales. Y a-t-il un risque associé à cette tendance ?

Hervé Rodrigue ANAGO

« Les lunettes… je les porte et, comme vous le voyez bien, je les ai actuellement, et c’est tout juste pour la mode. Je dis bien la mode, parce que quand je les porte je me trouve jolie. Et ça rend très belle surtout quand on est une femme et qu’on roule à moto », a affirmé Nadiath Eyo, une jeune dame fière de son accessoire vestimentaire, rencontrée à Titirou dans le premier arrondissement de la cité des Koburu. Lorsqu’elles sont bien habillées, beaucoup de filles parakoises portent les lunettes, selon elle, pour se donner de la valeur.

Ainsi, la même tendance s’observe également chez les hommes d’une certaine tranche d’âge. C’est d’ailleurs ce que confirme Ricardo Worou, un piéton visiblement fier de ses lunettes fumées. « Vraiment … les lunettes, j’aime les porter pour être à la mode. Quand je vois un modèle différent de celui que j’ai sur moi, je dois immédiatement l’acheter. Elles augmentent mon charme et elles  m’apportent beaucoup de chance auprès des jeunes dames… »

Toutefois, tous les jeunes de Parakou n’arborent pas les lunettes non médicales pour leur charme, mais plutôt par nécessité. Daniel Abou, la trentaine, affirme vouloir se « protéger contre la poussière, le brouillard et le vent » et épargner ses yeux de certaines affections.

En effet, plusieurs autres raisons expliquent le port de lunettes non prescrites par des ophtalmologues. Parmi celles-ci figure la nécessité de se protéger contre les intempéries et des rayons de soleil. Il arrive également que certains adoptent ces verres pour cacher ou atténuer une situation inesthétique au visage.

Il y a-t-il par ailleurs, des risques associés à ce choix ? Martial Kindjinou, médecin-ophtalmologiste en service au Centre Hospitalier Universitaire Départementale (CHUD) de l’Ouémé-Plateau, explique dans un quotidien paraissant à Cotonou que le port des lunettes, même non-médicales, peut s’avérer plutôt bénéfique. « On peut porter des verres parce que les yeux, à un certain moment, ne peuvent plus supporter la lumière du jour ou de fort ensoleillement… On peut porter aussi des verres dans le cadre de la protection individuelle au travail… Si les verres portés par les jeunes et les personnes adultes ont une indication, peu importe cette indication, le problème ne se pose pas », explique-t-il.

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