Lutte contre l’impunité sous la Rupture : Jean- Baptiste Elias pessimiste

 Lutte contre l’impunité sous la Rupture : Jean- Baptiste Elias pessimiste

La fin de l’impunité est loin d’être une réalité sous le régime de la Rupture. C’est l’essentiel à retenir des propos du président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption ( FONAC) reçu il y a quelques jours sur la rubrique « Sous l’arbre à palabre « de nos confrères du quotidien L’Evénement Précis.

Sans langue de bois, Jean- Baptiste Elias n’est pas allé par quatre chemins pour opposer son refus catégorique à la thèse selon laquelle l’impunité n’a plus droit de cité au Bénin depuis l’avènement du pouvoir en place. « Non pas du tout. Je voudrais prier tous les klébés  du régime de faire attention et de ne plus dire que le régime actuel a mis fin à l’impunité » fait- il savoir. Il illustre ces déclarations dans l’entretien accordé au journal sus-cité avec le dossier ANaTT. 

A  l’en croire, des agents de cette structure éclaboussée par une rocambolesque affaire de corruption avait reconnu en son temps avoir empoché l’argent de l’immatriculation des véhicules à deux roues. Lesquels sous, ils ont déclaré aussi avoir remboursé sans pour autant être inquiétés pour la faute commise.

Et malgré les recommandations du FONAC, rien n’y fit. « Quelqu’un qui dit qu’avec l’arrivée du président Talon, on a mis fin à l’impunité, je dis modestement ce n’est pas vrai. Parce que si nous disons que c’est vrai, on va endormir les responsables au haut niveau » affirme le responsable de la société civile. Tout en reconnaissant les efforts du gouvernement du président Patrice Talon  pour mettre fin à la pègre, il estime que le combat reste loin d’être gagné et les autorités compétentes se doivent de changer le fusil d’épaule pour atteindre l’objectif visé par les uns et les autres.

Edmond HOUESSIKINDE

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