Insécurité : Parakou à l’épreuve des braquages

 Insécurité : Parakou à l’épreuve des braquages

Police républicaine

A Parakou les nuits deviennent de plus en plus blanches du fait de la recrudescence des cambriolages et braquages. Depuis le mois de juillet, les populations trouvent difficilement le sommeil puisque les nuits sont très agitées.

Juste SEDO

Braquages, vols à mains armées, agressions et même meurtres s’opèrent dans tous les sens, laissant les citoyens impuissants devant le sort des victimes. Circuler la nuit dans la cité des kobourous et passer une nuit paisible semble relever d’un privilège par les temps qui courent. Depuis quelques semaines, une race d’hommes sans foi ni loi, fossoyeurs de la morale ont pris du poil de la bête, troublant la quiétude des habitants de la ville. Structures de microfinance cambriolées, boutiques vandalisées avec à la clef objets précieux et  sommes d’argent emportés, braquages des usagers de la route et des motos emportées….

En deux mois, le bilan est lourd et inquiétant, mais encore plus effroyable quand on sait que deux agents de sécurité ont perdu la vie, abattus par d’impitoyables malfaiteurs qui dans leurs sales besognes  n’ont pas hésité à commettre les crimes crapuleux. Ces différents actes ont donné du fil à retordre à la police républicaine obligée de se déployer pour mettre la main sur ces gangs. Dans leurs interventions, les hommes en uniforme ont mis la main sur six individus dont trois femmes  dans des maisons transformées en ghetto et où les perquisitions ont permis de découvrir des objets volés, du chanvre indien, des motocyclettes, des ordinateurs, des outils de cambriolages et autres… Plutôt le 27 juin dernier, une opération similaire de la police avait permis de mettre la main sur six autres présumés braqueurs en possession de  plusieurs biens volés. En clair, c’est un bras de fer qui s’installe entre agent de la police républicaine et ces indignes représentants de notre société.

La saison des braquages bat son plein et la psychose est de plus en plus pesante à Parakou. Les attaques répétées des partisans de moindre effort, amis de l’oisiveté, rallument la flamme de crainte endormie et asphyxie tout espoir pour les populations de mener une vie paisible. La foire de l’insécurité s’anime au quotidien par ces insalubres marchands de la mort. Si la police pouvait filer tout oisif qui montre des signes d’opulence, elle mettrait parfois la main sur des chefs de gangs.

Voltaire avait pourtant déclaré dans  la conclusion de son ouvrage “Candide” que le travail éloigne de nous trois grands maux: l’ennui, le vice et le besoin.

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