Fadji MAÏNA à la NASA : La Nigérienne aux sommets de la science !

 Fadji MAÏNA à la NASA : La Nigérienne aux sommets de la science !

Fadji Maina

Contraste saisissant chez notre voisin du Nord. Pendant que le fleuve Niger, sorti de son lit, engloutit tout sur son passage, champs, habitants, habitations, bétail et infrastructures, par une vague inouïe d’inondations jamais enregistrées ces trois dernières décennies, avec son cortège de désolation et d’indignation, le pays est sous les projecteurs du Monde. Pas pour cette catastrophe naturelle qui n’épargne point les autres pays du bassin du fleuve, parmi lesquels le Bénin, mais pour le génie et le leadership de deux de ses fils,Mouhamed MOUSSA et Fadji MAÏNA.

Le premier vient d’être reconduit dans ses fonctions de directeur général de l’ASECNA, organisation panafricaine hautement stratégique dans la navigation aérienne, dont le président du conseil des ministres en exercice n’est autre que le Béninois Hervé HEHOMEY. La seconde, puisque c’est d’une jeune femme qu’il s’agit, Dr Fadji Zaouna MAÏNA, scientifique hors pair qui officie désormais à la très prestigieuse et sélect National Aéronautic and Space  Administration, NASA, depuis le 27 Août dernier.

 Vous l’avez sans doute deviné , c’est elle qui nous intéresse car ce n’est pas tous les jours que les scientifiques s’ouvrent les portes de la célébrissime NASA, encore moins les Africains. Le jeu en vaut la chandelle. L’extraordinaire ici, ce n’est pas tant la consécration d’un génie scientifique rare, mais le cheminement emprunté qui hisse cette digne fille africaine au summum de la gloire scientifique mondiale. Symbole de la mutation incroyable qui s’opère dans notre société et dont peu de personnes ont idée, avec la gent féminine comme porte – flambeau. Tenez ! Selon l’Unesco , seuls 2,4%des scientifiques dans le monde sont africains. En 2018, 31,3% des chercheurs d’Afrique subsaharienne étaient des chercheuses. Un nombre supérieur à la moyenne mondiale et en progression par rapport à 2017.

C’est dans cette mouvance que s’inscrit Fadji Zaouna MAÏNA qui est partie de Zinder, sa ville natale où elle a brillamment décroché son baccalauréat à seulement 16 ans pour se retrouver à la NASA. Après une première partie de ses études supérieures à Fès au Maroc, elle va rejoindre la France pour son Master et puis son doctorat qu’elle obtient en 2016. La suite c’est un enchaînement de travaux de recherche dans les laboratoires huppés au nombre desquels le non moins célèbre CNRS, Centre National de Recherche Scientifique en France, Milan en l’Italie avant de migrer aux USA, où elle est répérée par la NASA. Cette spécialiste de l’hydrologie, pour laquelle elle a opté pour aider à la résolution de l’épineux problème de l’accès à l’eau dans son pays situé à cheval entre le Sahel et le Sahara, est déjà lauréate de plusieurs prix à seulement 29 ans. Rien que ça !

La fabuleuse trajectoire de Fadji Zaouna MAÏNA illustre à suffisance que le génie n’a ni de pays, ni de région, ni de réligion, ni de sexe, ni de couleur. Il transcende tous les préjugés et toutes les considérations. Et c’est cela le principal enseignement à tirer.

Ouorou-Asso BABERI

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