Face à la Cherté de la vie : Les travailleurs crient leur ras-le-bol

 Face à la Cherté de la vie : Les travailleurs crient leur ras-le-bol

Comme prévu les six centrales syndicales à l’initiative de la CSA Bénin ont effectivement tenu un meeting ce vendredi 18 février 2022 à la bourse du travail. L’objectif est de se mobiliser contre l’inflation qui, depuis cinq ans n’a cessé de galoper et inviter le pouvoir à revoir la situation des travailleurs qui selon eux ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts.

Une première depuis plusieurs années. La mobilisation était au rendez-vous. Les six Centrales syndicales ont ensemble démontré qu’il était temps de sonner le grand rappel pour se faire entendre. Les messages laissés à l’occasion sur les pancartes et autres banderoles sont entre autres, «Non l’inflation galopante», «non à la cherté de la vie», «trop impôts tue l’impôt», « non à l’appauvrissement des ménages». A cela s’ajoutent des centaines de manifestants, descendus pour dire leur ras-le-bol face à la cherté de la vie à laquelle font face les Béninois depuis un moment. Alors que les taxes et impôts ne cessent de connaître une augmentation dans un contexte inflationniste des produits importés, les travailleurs, eux ne constatent aucune amélioration de leur situation salariale.

Pour le Secrétaire Général de la CSA Bénin, la vie n’a jamais été aussi chère au Bénin « …L’huile importée est passée de 5000 F/L à 12000 F sur la même période. Le gari continue de nous narguer aujourd’hui à 300F après avoir atteint 500F en 2021. Les motos à quatre temps qu’on pouvait acheter sont passées à plus de 500 mille F sans aucune raison valable », a déploré  Anselme Amoussou. A l’en croire, le taux de pauvreté est, « depuis 2020, au-delà des 45% » d’après les chiffres de la Banque mondiale « alors qu’il était en moins il y a six ans ».  A la question du Secrétaire Général de l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB), Appolinaire Afféwé de savoir, « Est-ce que les effets d’atténuation sont ressentis sur le terrain ? » Sans hésiter, les travailleurs ont tous répondu « Non ».

Pour les travailleurs, il urge que le gouvernement opte pour la voix de la négociation afin qu’une véritable discussion  soit faite autour de la cherté de la vie et de la revalorisation salariale. Seule issue favorable selon les six Centrales syndicales de trouver des solutions idoines à ces deux problèmes.

Patrice ADJAHO

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