Entorse: Le malheur des sportifs

 Entorse: Le malheur des sportifs

Dans le sport en général qui plus est le sport de haut niveau, les blessures représentent un véritable casse-tête pour les athlètes. Quel que soit la nature du sport lorsque l’athlète est touché au niveau de la cheville, du genou, du bras et autres.., cela peut l’éloigner des sites de jeu pour un bon moment. De même, toute personne victime de ce mal ne peut plus être active professionnellement. Ce qui constitue un handicap pour lui. Tous ces aléas se résument en un seul nom « ENTORSE ». Le physiothérapeute Toussaint Azondékon nous explique ce qu’est une entorse et les symptômes qu’elle présente.

« Une entorse est un traumatisme de l’articulation à l’origine d’un étirement ou d’un déchirement des ligaments qui la soutiennent » explique le physiothérapeute. Selon lui, il existe trois types d’entorses à savoir  » Entorse légère » « Entorse moyenne » et  « Entorse grave ». En ce qui concerne l’Entorse légère explique-t-il « On assiste à un simple étirement de ligament appelé Foulure. A ce stade l’articulation est encore fonctionnelle ». Au niveau de l’Entorse moyenne « on remarque un étirement des ligaments accompagnés d’un début de déchirement, les membranes qui entourent et protègent l’articulation encore appelées capsules articulaires peut être atteintes ». Le dernier type est l’Entorse grave. « Il s’agit d’une rupture complète  des ligaments avec possibilité d’arrachements osseux à l’endroit où le ligament est inséré ».

Les symptômes

Plusieurs symptômes permettent de se rendre compte qu’il est question d’une entorse. Une douleur, un gonflement, une ecchymose ou une instabilité articulaire  sont les signes et les  symptômes les plus courants d’une entorse. Cependant ces signes et symptômes d’après le physiothérapeute Toussaint Azondékon varient en fonction selon le stade de gravité de l’Entorse. « Au niveau de l’Entorse légère les choses sont un peu plus faciles, la douleur est immédiate et peut disparaitre rapidement mais revenir de manière lancinante au bout de quelques heures. Malgré cela les mouvements sont possibles, l’articulation est gonflée légèrement et l’ecchymose est légère ou absente ». Dans le  deuxième  cas de figure « la douleur est plus importante que dans le premier cas c’est à dire l’Entorse légère. Les mouvements sont possibles mais limités. L’articulation se gonfle rapidement et l’ecchymose peu apparaître ». Pour l’Entorse grave « le gonflement est immédiat et la douleur est intense. L’ecchymose apparaît rapidement avec une instabilité possible de l’articulation et impossibilité de s’en servir ». Le spécialiste ajoute qu’une Entorse peut parfois s’accompagner d’un déboitement de l’articulation communément appelé « Luxation » ou d’une fracture.

Les causes

Les Entorses proviennent de plusieurs sources. En fonction des activités professionnelles de chacun ou de la nature du sport que vous pratiquez, une entorse peut provenir « d’un mouvement qui dépasse l’amplitude normale de l’articulation notamment les flexions, extensions ou torsion » clarifie  le physiothérapeute en précisant « Les entorses surviennent fréquemment lors d’une pratique sportive. Elles touchent souvent le genou, le poignet et le puce mais peuvent affecter toutes les autres articulations ».

Lorsqu’ on glisse sur une marche des escaliers ou qu’on trébuche sur un trottoir par exemple poursuit-il  on a des risques d’entorse. « Lorsqu’une personne est victime d’Entorse, le réflexe qu’il faut avoir tout de suite c’est de le faire reposer, lui imposer la glace, appliquer une compression et élévation pouvant permettre de limiter les douleurs et gonflements. Cela doit se faire le plus tôt possible ».

En cas d’Entorse ce qu’il faut faire

D’après le physiothérapeute Toussaint Azondékon, il faut éviter de mettre du poids sur l’articulation douloureuse pendant 48h. « L’usage des béquilles pour soulager la cheville ou le genou blessé, utiliser une écharpe pour soutenir un poignet, une épaule… ». Pour une Entorse du doigt « vous pouvez solidariser le doigt blessé au doigt voisin. En ce qui concerne la glace, l’application froide aide à soulager la douleur et empêche la partie lésée d’enfler de  manière excessive. La glace doit être appliquée pendant 29 minutes, 4 à 8 fois par jour durant les premières 48h. Ne jamais placez des glaçons au contact direct avec la peau mais entourer de plastique ou de linge ». « La compression, les prothèses orthopédiques à savoir chevillière, genouillère et autres ou l’application d’un bandage élastique permet de réduire le gonflement. Envelopper la partie douloureuse à l’aide d’un bandage élastique ».

Pour un traitement général le physio conseille, le repos  de l’articulation, l’application d’une poche de glace afin de diminuer le gonflement, « la mise en place d’une contention souple pour diminuer la douleur et soulager l’articulation et surtout  éviter de prendre un antalgique trop fort qui dissimule le mal. S’il n’y a aucune amélioration au-delà de 48 heures d’automédication ou si un hématome (bleu) apparaît dans les 24 heures consultez un médecin. De grâce dira-t-il « Il urge de consulter toujours un spécialiste qui saura quoi faire. C’est pourquoi les sportifs font toujours recours aux spécialistes avant de prendre toute décision utile ».

Léopold GBEGAN

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