Edition 2020 de la Campagne «Ecrire pour les droits»:Amnesty International pour contribuer à la lutte

 Edition 2020 de la Campagne «Ecrire pour les droits»:Amnesty International pour contribuer à la lutte

A l’instar des autres pays du monde, le Bénin prend part activement à la Campagne «Ecrire pour les droits» et se mobilise contre cette injustice. C’est dans ce cadre qu’Amnesty international Bénin (AI-Bénin) a décidé de mener plusieurs opérations pour contribuer à la lutte à travers le lancement officiel de l’édition 2020 de la campagne «Ecrire pour les droits» qui a eu lieu, samedi 21 novembre 2020 à Cotonou.

Pour Cyriaque Hossou d’AI-Bénin, ce sera l’opération la plus suivie à l’échelle planétaire et de la plus grande campagne de rédaction de lettre. A l’en croire, cette campagne qui se déroule annuellement au mois de décembre consiste à mobiliser des sympathisants pour écrire des lettres, signer des pétitions, envoyer des courriels, des tweets, publications et photos sur facebook, des cartes postales non seulement pour témoigner leur soutien à tous ceux qui sont brimés dans leurs droits mais aussi pour interpeller des autorités compétentes sur une situation d’injustice. Pour lui, il est temps d’agir pour dénoncer l’injustice, les discriminations et autres injustices. «Nos lettres, mots et actions peuvent faire pression sur les autorités pour que celles ou ceux qui maltraitent ou torturent soient traduits en justice et que les brimés soient rétablis dans leur droits», a-t-il avancé avant d’ajouter que la campagne durera au moins un mois. «Pendant plus d’un mois, nous allons récolter des signatures pour soutenir des personnes qui sont injustement persécutées dans leur pays et réclamer le respect de leur droits fondamentaux», ont renchéri des responsables d’AI-Bénin.

Des résultats probants déjà d’enregistrés mais…

Il faut dire que cette campagne enregistre déjà de bons résultats en ce qui concerne le respect des droits de l’homme. On peut énumérer le cas de Yasaman Aryani, condamnée pour 16 ans en Iran pour distribution de fleurs dans un train et sans voile et dont la peine a été finalement réduite ; Albert Woodfox, libéré après 44 ans de détention aux Etats-Unis ; Magai Matiop, un gamin de 15 ans dont la condamnation à mort a été annulée

Cependant, quelques injustices perdurent. Entre autres, l’assassinat de deux jeunes femmes Popi Qwabe et Bongeka phungula en 2017 en Afrique du Sud ; la libération de Nassima Al Sada en Arabie saoudite, emprisonnée pour avoir combattu le système de tutelle imposé aux femmes ; la libération du journaliste algérien Khaled Drareni, interpellé le 27 mars 2020 et du burundais Germain Rukuki, arrêté en 2017 et condamné à 32 ans de prison pour des actions en faveur des droits de l’homme. Les militants sont donc appelés à agir pour interpeller les autorités de ces pays que justice soit faite pour l’âme de deux femmes et pour la liberté des détenus.

Patrice ADJAHO

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