Sélections de catégories d’âge au Bénin

 Sélections de catégories d’âge au Bénin

Charles TITIGOUETI

« Tel que c’est géré actuellement, nous tendons vers la meilleure formule», dixit Charles Titigouéti

La sélection des joueurs de catégories d’âge était un problème crucial au Bénin. Mais avec les réformes actuelles, les promoteurs des centres de formation ont énormément espoir. Dans un entretien qu’il nous a accordé, Charles Titigouéti, président du Centre de Formation et d’Education Sportive (Cefes) donne sa lecture de la situation. Pour lui, le Bénin est désormais sur le bon chemin. Lisez-plutôt !!!

Quelle lecture faites-vous de la sélection qui se faisait au niveau des catégories d’âge (U17 et U20) par le passé ?

Il faut dire qu’il n’y a pas une organisation du football béninois depuis la base. Ces différentes sélections sont tirées de ce qui est fait au niveau des académies, au niveau des clubs de jeunes, des clubs de catégories d’âge, des différentes équipes engagées dans les championnats d’élite. Normalement, ces joueurs de catégories d’âge devraient être issus des compétitions bien structurées de la Fédération. Et ces enfants devraient être suivis depuis l’âge de 12 ans, 13 ans, 14 ans et 15 ans. Ils doivent être suivis et présenter un cliché qui permet aux acteurs de les identifier et de les mettre dans les catégories.

Mais puisqu’il n’y a pas une organisation suffisante, c’est avec les informations pêle-mêle et avec les travaux que font les centres de formation que ces sélectionneurs arrivent à rassembler les joueurs pour les encadrer. Sinon, vous n’êtes pas sans savoir que pour faire ces sélections, jusqu’à un passé récent, c’est un avis qu’on lance. Parce qu’il n’y a pas une organisation autour. Vous les journalistes, à travers ces compétitions de jeunes, vous avez des formats sur des joueurs ainsi de suite et à la fin de chaque saison, on a une idée des potentiels talents qu’on peut appeler en sélection nationale U17 ou U20. Ce n’est pas le cas. Donc, les entraîneurs essaient de voir les contacts et puis, il met en place une équipe. C’est dommage car ce n’est pas toujours les meilleurs qu’on sélectionne. Ce n’est pas évident.

A vous entendre, on dirait que vous balayez du revers de la main tout ce qui a été fait ?

Non, pas du tout. Les joueurs qu’on prenait et qui provenait des structures reconnues essaient de faire comme ils peuvent. La sélection U17 qui avait été éliminée par la Côte-d’Ivoire était quand même une sélection dont la majorité provenait des centres de formation du Bénin. Les centres de formation qui travaillent avec les moyens et conditions que vous savez. Mais Ce sont eux qui avaient produit cette génération. Je parle de la génération de Charbel Gomez  qui avait fait merveille dans le temps. Peut-être que notre équipe irait plus loin que ça s’il y avait  une bonne organisation autour.

Désormais pensez-vous que les donnes ont-elles changé ?

Tel que c’est géré actuellement, nous tendons vers la meilleure formule. Je prends pour preuve les réformes en cours avec le ministère des Sports, la volonté affichée du Chef de l’Etat de donner les moyens à la jeunesse de vivre sa passion avec toute cette envie politique et surtout la détermination du président de la FBF, Mathurin De Chacus et toute son équipe, je sens que les jours à venir seront de très bons pour nous. Parce que si une icône comme Jean Marc Adjovi-Boco s’engage dans une affaire, cela prouve d’avance que c’est pour avoir un meilleur résultat. Réalisation : Damien TOLOMISSI

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