Violences électorales de 2021 au Bénin : La CBDH dénombre cinq morts

 Violences électorales de 2021 au Bénin : La CBDH dénombre cinq morts

La Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH) a présenté mardi 21 décembre 2021, son rapport 2020-2021 sur la situation des droits de l’homme au Bénin. Elle n’a pas occulté dans ce rapport les violences électorales survenues lors de la présidentielle 2021.

Selon la CBDH, il y a eu  des pertes en vies humaines au cours des violences électorales de la présidentielle d’avril 2021. « Les violences électorales de la présidentielle d’avril 2021 ont fait au moins cinq (05) pertes en vies humaines dont au moins trois (03) dans la commune de Bantè et au moins deux (02) dans la commune de Savè. Certaines victimes tuées par les balles des Forces de défense et de sécurité ont pu être inhumées », a fait savoir l’institution en ajoutant qu’en dehors des tombes de l’étudiant H.A tué à Gouka, de dame P.A tuée à Bantè Centre et du sieur G.T tué à Oké Dama (Bantè) «…. Deux (02) corps n’ont jusqu’à ce jour pas été remis aux familles qui les réclament pour les cérémonies funéraires ». Par contre elle indique que du côté des forces armées, elle n’a enregistré aucun décès. 

Par ailleurs, la CBDH, rapporte beninwebtv, n’a pas occulté le bilan officiel présenté le 14 avril 2021 par le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Sacca Lafia. De ce bilan, il est à retenir que les affrontements entre populations et forces armées ont fait vingt et un (21) blessés par balles parmi les agents des Forces de défense et de sécurité et causé d’énormes dégâts matériels chiffrés en milliards de FCFA. Il avait précisé qu’aucun corps n’a été retrouvé et qu’aucune déclaration de décès n’a été enregistrée.

Prévenir le danger

Le président de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme, Clément Capo-Chichi aindiqué que l’institution a entrepris des démarches pour éviter ces genres de situation qui n’honorent personne. «Au cours de ses rencontres, d’échanges, une attention particulière a été accordée aux instruments nationaux et internationaux des droits de l’Homme et les principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les différentes autorités en charge de la sécurité et du respect des lois et autres règlements », peut-on lire dans le rapport.

A noter qu’intitulé « Covid-19 : Entre restriction et respect des droits de l’Homme au Bénin », le rapport sur l’état des droits de l’Homme au Bénin 2020-2021 est un document de 132 pages subdivisé en trois (03) parties. « La première partie fait l’état des lieux de la situation des droits de l’Homme au Bénin au cours de la période de référence. La seconde partie du rapport aborde le suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen Périodique Universel. La troisième partie du rapport est consacrée au suivi de la mise en œuvre des recommandations sur l’état annuel des droits de l’Homme au Bénin de l’année 2019 ».

Patrice ADJAHO

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