Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO à Accra: Les chefs d’Etat baissent le ton

 Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO à Accra: Les chefs d’Etat baissent le ton

Mali, Burkina, Guinée, les mauvais élèves de la sous-région avec l’arrivée des militaires au pouvoir remportent la bataille de conduire la transition dans leurs pays respectifs.

C’est l’essentiel qu’il faudra retenir du huis-clos des chefs d’Etat de la zone Ouest africaine dans la capitale ghanéenne. Le Mali bénéficie de la levée des sanctions économiques imposées par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest.

En effet, les chefs d’état ont au vu des efforts de la junte au pouvoir à Bamako décidé de lever  les sévères mesures de rétorsion commerciales et financières que subit le Mali depuis le 9 janvier 2022. Parmi les mesures prises par les autorités maliennes qui ont attendri les cœurs des présidents de la sous-région figurent la réduction de la durée de la transition de 5 à 24 mois, l’adoption le 17 juin 2022 d’une nouvelle loi électorale et l’annonce d’un calendrier clair des scrutins qui doivent aboutir à l’élection d’un nouveau chef d’Etat en février 2024.

Il est à noter que les sanctions à l’encontre des responsables de la junte ne sont pas levées.

Dans le rapport final les chefs d’Etat de la CEDEAO ont rappelé la Charte de la transition qui proscrit toute candidature d’un responsable de la transition à la prochaine élection présidentielle.

Boni Yayi nommé Médiateur pour la Guinée

Auteur cette dernière semaine d’une grande campagne diplomatique, Doumbouya et ses frères d’armes ont apaisé les dirigeants Ouest-africains. Ils ont ainsi évité de nouvelles sanctions et la nomination de l’ancien président béninois Boni Yayi comme médiateur ne serait pas de nature à déplaire à l’homme fort de Conakry. La transition ramenée à 36 mois après une première annonce 39 mois n’a pas encore eu l’aval de la CEDEAO.

Le compromis trouvé avec le Burkina

Des trois putschistes, seul le Burkinabé Damiba plus conciliant a évité les sanctions économiques.

Le médiateur de la CEDEAO pour le pays des hommes intègres, Mahamadou Issifou a d’ailleurs salué quelques jours avant le sommet d’Accra, l’ouverture au dialogue des militaires au pouvoir à Ouagadougou. L’ancien président nigérien a souligné avoir « échangé sur le calendrier de la transition » présenté par la junte du Faso. Un calendrier de 24 mois qui court depuis ce 1er juillet. On constate aisément au terme de ce huis-clos de Accra, que l’institution sous régionale à fait l’option de tendre la main aux militaires. Une évolution positive de la situation économique et sécuritaire dans les trois pays indiqués est l’objectif principal des deux prochaines années.

Grassien SETONDJI

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