Sidikou Karimou : Un “initié” à la tête de la FébéHand

 Sidikou Karimou : Un “initié” à la tête de la FébéHand

Beaucoup connaissent ou entendent son nom. Mais très peu y associent un visage. Sidikou Karimou, homme d’affaires, de culture et de sport préside désormais aux destinées du handball béninois.

Son calme séduit. Son look capillaire interpelle : cheveux touffus, barbe et moustache soigneusement taillées. Un style vintage, qui supplante un physique imposant. Une véritable force de la nature. A Cotonou, Sidikou Karimou fait partie de la haute bourgeoisie. Cette caste qui circule cuillère en or dans la bouche. Mais la discrétion du personnage contraste avec son train de vie. Un luxe insolent qui déroute. L’homme d’affaires squatte l’un des coins les plus classes du Benin. Il collectionne les bolides, circule en range Rover sans prise de tête. Un personnage poli et polissé qui a fait fortune dans la communication et l’événementiel.

Musique

Le quadragénaire tient aussi une des maisons de production musicale les plus prestigieuses du Benin. “Blue Diamond” produit entre autres Fanicko. La pépite de la musique béninoise n’hésite pas à lui faire des clins d’œil dans ses productions. De belles paroles bien ciselées, un name dropping ou “libanga” bien enrobé.  «Sidikou Karimou» glisse-t-il entre deux couplets ou dans les derniers vers.

De quoi envoûter cet amoureux de belles notes. Car, même si Sidikou produit des passionnés d’afrobeat ou de RNB, c’est bien dans le zouglou que l’enfant de Parakou prend son pied. Une bande-son qui résonne dans les hauts parleurs de son véhicule et disponible dans la Play List de son téléphone portable.

Ce rythme et ces paroles souvent acides à la sauce ivoirienne ont conquis l’ancien crack du lycée Mathieu Bouké.  Il est d’ailleurs très souvent présent sur les bords de la lagune Ébrié. Pour ses affaires, mais aussi pour le showbiz «Autant il était brillant dans les études, autant il connaît la bonne musique » commente un de ces anciens collaborateurs.

Féru de sport

Aux pieds comme aux mains, Sidikou a pratiqué et pratique toujours des disciplines sportives. De l’insouciance juvénile à l’expérience du patron il aura trinqué avec le football mais aussi le handball. Et c’est bien dans cette dernière discipline qu’il s’est illustré. Ancien joueur de flowers, l’un des meilleurs clubs de handball au Benin, le tout nouveau président de la Fédération Béninoise de handball arrive en terrain connu.

Sa connaissance du sport va bien au-delà du football et du handball

Sidikou est un aficionado de tennis. Autant capable de parler de l’élégance de Novak Djokovic que de l’efficacité de Raphaël Nadal. Il connaît Andy Murray, Gaël Monfils, Juan Martin del potro, Kei Nishikori ou encore Alexis Klégou, Sylvestre Monnou, Gloriana Nahum, Carmine Becoundé. Il dispose de ses raquettes à lui, de ces tee-shirts de grandes marques mais aussi ces chaussettes blanches qui fixent sa cheville et l’amorce de ses mollets. Sur les courts, il n’a plus la fraîcheur d’un gamin mais se débrouille dans une chorégraphie cadencée. Un body language qui traduit bien sa passion pour la petite balle jaune.

Œnophile

Entre deux réunions, Sidikou Karimou est au “Matelot”, un restaurant chic de la haie vive (quartier huppé de Cotonou). Ses repas toujours accompagnés d’un bon vin. L’homme est un œnophile endurci. Parfois même autour du repas, il parle millésime, commente la saveur du vin.  Mais juste après, il est déjà à fond dans ses occupations professionnelles : «Le travail bien fait encore et toujours les gars » Une phrase fétiche connue de tous ses collaborateurs. Quand il le peut, Sidikou fouille un bouquin, sa distraction favorite. Pas étonnant que son expression orale soit exquise.

Robert KEKELY

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