Sexualité Orale : Une pratique à risque

 Sexualité Orale : Une pratique à risque

 Source de plaisir intense, le sexe oral est de plus en plus pratiqué par bon nombre de personnes. Fellation chez la femme et cunnilingus chez l’homme, la sexualité orale reste appréciée, mais n’est pas sans risques.

La fellation et le cunnilingus sont deux pratiques sexuelles courantes et aimer par un certain nombre de personnes. Une enquête menée par l’institut français d’opinion publique (Ifopi) en février 2019 a indiqué que 89% des femmes interrogées sur la pratique de la fellation ont déclaré l’avoir déjà réalisé et 42% d’entre elles, ont précisé qu’elles s’y adonnent “souvent”.

Des personnes interrogées sur la pratique de la sexualité orale ont dit ouvertement ce qu’ils pensaient. Pour Chimène, « ce sont des pratiques sexuelles comme les autres et donc il n’y a aucun mal à s’y adonner ». Tout comme elle, Lucas ne pense pas que la pratique est mal saine. « Le sexe oral n’est qu’un type de sexualité et cela apporte du plaisir. Le faire, permet de changer de méthodes surtout, car il ne faut pas uniquement rester dans la pénétration vaginale ou anale » fait savoir cet entrepreneur.

 Par contre pour Armande P, ce n’est pas une bonne pratique.  « Je dis non à cette pratique. Nous n’avons pas besoin de cela pour nous faire plaisir », laisse-t-elle entendre. Elle a confié n’accorder aucune considération à la sexualité orale et pense même qu’elle a des conséquences très dangereuses sur le plan sanitaire et spirituel des pratiquants.

 Les risques sanitaires du sexe oral

 Des médecins américains ont affirmé que la pratique de la fellation et du cunnilingus pourraient être déclencheurs de cancers de la bouche ou de la gorge. Dans un article publié en 2020 le site ‘’Le journal des femmes’’ a indiqué que nombreux sont les risques liés à la pratique de la fellation. « Des virus et des bactéries plus ou moins graves peuvent passer via le sang, le sperme ou les muqueuses » a indiqué le site et selon cette même source, plusieurs maladies et infections sont possibles notamment les MST, le papillomavirus l’Herpès, VIH, le Papillomavirus, la Chlamydia et le gonocoque, la Syphilis et les Hépatites B et C. « Sans vouloir décourager les amateurs de cette pratique, source de grands plaisirs pour les couples ou ceux qui veulent la découvrir, mieux vaut être informé des possibles transmissions de virus et bactéries avant de passer à l’acte » ont-ils souligné. Selon Dr Andreea Matefi Le virus de l’herpès est sournois : « Il est sécrété 15 jours avant l’apparition des symptômes ». Quant au VIH la source indiquée informe que si la personne qui fait la fellation (à un partenaire séropositif) reçoit du sperme ou du liquide pré-séminal dans la bouche. Plus encore si elle a des lésions dans la bouche (gingivite, plaie, bouton de fièvre sur les lèvres…) ou dans la gorge, il y a des risques de contracter le virus.

Conseil de spécialistes

 Comme l’a indiqué l’Association dentaire française « La bouche est un organe sexuel à part entière », mais les spécialistes rappellent qu’il est déconseillé de se brosser les dents juste avant de faire une fellation pour éviter de faire saigner les gencives, ce qui pourra si l’homme séropositif a des lésions de rasage et que la femme a des lésions dans la bouche occasionnée un transfert de virus. « Pour les personnes qui font des fellations à différents partenaires sans préservatif, il leur est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les six mois », ont notifié les médecins.

Moyens de prévention

Les infections et maladies liées à la pratique du sexe oral se transmettent facilement lors de la fellation et aussi du cunnilingus. Pour donc éviter de contracter une IST, il est conseillé de se faire vacciner contre l’hépatite B et l’HPV avant tout rapport sexuel avec un nouveau partenaire.

Firmin KASSAGA

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