Réconciliation nationale : Accord tacite de Talon avec la classe politique ?

 Réconciliation nationale : Accord tacite de Talon avec la classe politique ?

A l’occasion des manifestations commémoratives du 62ème anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, le Bénin vient d’écrire une nouvelle page de son histoire politique. Le pays donne encore les signaux forts de son statut de terreau de la démocratie en Afrique.

Des paroles aux actes, le président Patrice Talon s’est véritablement rendu disponible dans le cadre des approches définies pour la décrispation sociopolitique. Sur ce volet précis, personne ne lui tiendra rigueur. De nombreuses initiatives sont prises pour rétablir la paix et la cohésion sociale dans le pays et surtout tourner définitivement dos aux événements malheureux survenus les 1er et 2 mai 2019. Dès lors, des signes tangibles du dégel sociopolitique sont perceptibles sur le terrain. Une volonté politique traduite par le souci profond du premier magistrat, de faire table rase du passé et de voir l’avenir en face. Une main tendue saisie par une grande partie de la classe politique et qui fait son petit bonhomme de chemin. Lentement et sûrement, les jalons sont posés pour aller vers une vraie réconciliation nationale, gage de paix et le vivre-ensemble. Un chantier auquel le président Patrice Talon y consacre une grande partie de son agenda. De nombreuses rencontres sont entreprises avec les anciens présidents de la République, les présidents d’institutions, les responsables de partis politiques légalement constitués, le corps diplomatique accrédité, etc, pour trouver la meilleure formule pouvant conduire à l’unité nationale tant souhaitée. Une manière pour le président Patrice Talon de rentrer définitivement dans l’histoire par la grande porte. L’homme est sur le droit chemin pour relever le défi.

Actuellement, le niveau du débat politique a beaucoup évolué ceci, grâce à la volonté et l’engagement personnel du chef de l’État, Patrice Talon qui a posé les premiers jalons en vue du dégel sociopolitique national. La main tendue du président Patrice Talon a calmé un tant soit peu les ardeurs politiques. Aujourd’hui encore, l’épais brouillard qui se faisait découvrir à l’horizon se dissipe. On sent un grand rapprochement entre le chef de l’État et ses « ennemis » ou adversaires d’hier. Sur le boulevard de la Marina ce 1er août 2022et aux premières loges, les anciens présidents Nicéphore Soglo, Yayi Boni et l’opposition béninoise fortement représentée par les responsables politiques du parti Les Démocrates, tous présents au défilé militaire. Ce qui n’était pas prévisible, il y a quelques années.

Un retour de l’unité nationale ?

Préoccupation légitime que se posent les populations, séduites par ces images et cette mobilisation générale aux côtés du président Patrice Talon. Conséquence sans doute des consultations engagées par le premier magistrat avec toute la classe politique, les anciens présidents, le corps diplomatique accrédité au Bénin, les présidents d’institutions, pour assoir un climat de paix dans le pays. Une démarche qui tient lieu de la démocratie participative, vœu nourri par le président de la République pour pacifier les relations. Ces démarches entreprises et marquées par de nombreuses rencontres visent à assoir un dialogue fécond et trouver un modus vivendi pour sortir définitivement de la crise.

C’est d’ailleurs, ce qui fait l’exception du Bénin par rapport aux autres pays qui optent pour la guerre systématique avec des tueries en masse. Le président Patrice Talon a mis les pieds dans les pas de ses prédécesseurs pour consolider l’héritage démocratique. Aujourd’hui, les faits semblent lui donner raison, vu les actions posées dans le sens de la restauration de la démocratie, le renforcement de la cohésion sociale et la stabilité politique dans le pays. Cependant, il est trop tôt de se faire une opinion définitive, même si le vœu de tous les Béninois est de voir le processus aller à son terme. Une manière de dire que le chantier reste toujours inavoué, malgré l’engouement et la disponibilité de ces ouvriers de la paix.

Didi HOUNNOU (Coll)

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