Prévision budgétaire du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Une hausse de 61,83% en 2022

 Prévision budgétaire du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Une hausse de 61,83% en 2022

Vendredi dernier, la Ministre de l’Industrie et du Commerce était devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale du Bénin. Un exercice bien délicat, mais réussi qui a permis à la ministre Alimatou Shadiya Assouman de présenter à la représentation nationale un budget prévisionnel ambitieux et en nette progression pour l’année 2022.

5.495.634.000 F.CFA. C’est exactement le montant du budget prévisionnel que Madame Alimatou Shadiya Assouman, Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC), a défendu ce vendredi 26 novembre 2021 devant les membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale du Bénin présidée par Gérard Gbénontchi. Ce budget concocté pour la poursuite des réformes structurelles, l’accompagnement de la promotion des produits locaux, la préparation retour de l’Etat dans le secteur industriel etc. se répartit en trois grandes masses. Notamment les Dépenses du personnel (732.000.000 F.CFA, les Dépenses ordinaires hors personnel (2.043.743.000 F.CFA) et les Dépenses en capital (2.719.891.000 F.CFA).

Comparé à celui de l’année précédente qui s’élevait à 3.396.036.000 F.CFA, ce budget 2022 a connu une augmentation de 61,83%, notamment sur le volet commerce. Et il est le « fruit d’un processus d’élaboration conduit dans un esprit participatif », a insisté la Ministre ASSOUMAN.

A l’en croire, « Appui au Programme du Cadre Intégré Renforcé (PAPCIR) » doté de 433 890 000 FCFA sur le budget national et le « Projet de Contribution du Bénin à l’Assurance du Commerce en Afrique » sont deux projets d’investissement importants et ambitieux qui viennent en soutien aux trois programmes du ministère cités plus haut.

Aussi, l’Etat a-t-il décidé de revenir dans le secteur industriel. Et sa vision n’est pas de créer et de gérer lui-même des entreprises industrielles, mais plutôt d’améliorer le cadre réglementaire, d’accompagner et d’encadrer le secteur afin de le rendre plus sûr, plus dynamique et plus accessible. Surtout que « le 1er quinquennat a substantiellement amélioré le cadre d’investissement en termes d’industrie… ». Avec la Zone Economique Spéciale (ZES) qui connait une évolution en termes de réalisations…

L’autre aspect sur lequel la MIC a mis l’accent est l’assainissement du secteur de la boulangerie-pâtisserie qui ne se porte pas trop bien au Bénin. 

Grosso modo, les principales actions envisagées pour 2022 sont porteuses de la vision et de l’ambition du Gouvernement à travers son Programme de gouvernance.

Dans l’ensemble, les membres de la Commission ont exprimé leur satisfaction tant pour la qualité des documents mis à leur disposition que pour la pertinence des réponses apportées à leurs préoccupations. Toutefois, ils ont insisté sur la bonne attention à accorder au secteur de la boulangerie, la promotion des produits tropicaux, la protection du consommateur, l’actualisation des politiques industrielles et commerciales.

PF Com/MIC

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