Pour la reprise des visites dans les prisons et maisons d’arrêt: Le plaidoyer des OSC

 Pour la reprise des visites dans les prisons et maisons d’arrêt: Le plaidoyer des OSC

L’ONG Enfant solidaires d’Afrique et du monde (ESAM), a pris les devants en ce qui concerne la situation sur l’accès aux prisons et maisons d’arrêt au Bénin, qui jusqu’ici est interdit, depuis les évènements liés au Covid-19. Accompagné par 13 autres organisations de la société civile, regroupées au sein du collectif des organisations intervenant en milieu carcéral, l’ONG ESAM a tenu un géant atelier de plaidoyer en direction du gouvernement béninois. Cette action qui vise à envoyer un message d’une importance capital au Ministre de la justice et de la législation garde des sceaux du Benin, a pour objectif la réception d’une autorisation pour l’accès aux prisons et maison d’arrêt du Bénin, en vue de continuer à porter assistance aux enfants en conflits avec la loi.

A travers leur message de plaidoyer, les OSC ont clairement signifié que leurs interventions auprès des enfants qui se trouvent dans les prisons et maisons d’arrêt du Bénin sont suspendues depuis l’avènement de la Covid-19. En pratique, ces enfants n’ont plus, à ce jour, ni d’oreille extérieure pour les écouter, ni regard pour identifier les éventuels abus, violences et mauvais traitements dont ils peuvent potentiellement être victimes. Les organisations de la société civile, les familles, les avocats continuent de rencontrer jusqu’à ce jour, des difficultés pour se rapprocher ou avoir des informations sur les conditions de détention des personnes privées de liberté.

Une décision prise par le gouvernement à travers « la note circulaire N°008/MJL/DC/SGM/DACS/DAPG/SA portant plan d’actions COVID19/MJL en date de 18 mars 2022, qui a fait suspendre toutes activités des intervenants pénitentiaires à moins qu’elles ne s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pandémie », explique le représentant de l’ONG Esam, Mathias Yèhoussi. Ils plaident ainsi pour la reprise des visites des lieux de détention. Les enfants, privés de liberté, n’ont donc eu que des contacts très limités voire aucun avec leur famille. Cela a un impact psychologique considérable sur ces derniers. De plus, l’absence de visites de toute organisation extérieure laisse craindre de potentiels abus et violations des droits des enfants, y compris en cas de mauvais traitement sans qu’aucun regard extérieur ne puisse les identifier ou porter assistance aux présumés victimes. C’est ainsi dans ce cadre que cet atelier de plaidoyer a été effectif, pour sauver ces êtres  humains.

A noter que l’atelier s’est déroulé dans une ambiance de convivialité et a connu la présence de la représentante de l’Union Européenne, Hamida Dridi, celui de l’organisation mondiale contre la torture (OMTC), André Kangni, de plusieurs journalistes et personnalités sans oublier ceux de l’UNICEF et du MASM. Ces derniers n’ont pas manqué de souligner l’importance de l’assistance des enfants en conflits avec la loi et ont notamment exhorté le Ministre de la justice et de la législation garde des sceaux du Bénin, à agir pour venir en aide à ces êtres dans les prisons et maisons d’arrêt du Bénin.

Patrice ADJAHO

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